Un jeune homme de 24 ans a été abattu dans la nuit de lundi à mardi dans le 15e arrondissement de Marseille, nouveau drame sur fond de trafic de drogue dans les quartiers nord.
Les faits se sont produits vers 00h30 dans la cité de la Bricarde. À leur arrivée, les secours ont trouvé la victime en arrêt cardio-respiratoire, atteinte par balle au thorax. Malgré les tentatives de réanimation, le jeune homme est décédé sur place.
Selon le parquet de Marseille, il s’agit clairement d’un « narchomicide », un terme désignant un règlement de comptes dans le cadre du trafic de stupéfiants. L’auteur des tirs a utilisé un fusil mitrailleur et a pris la fuite immédiatement après les faits.
Un tireur isolé et armé lourdement
D’après une source policière, le tireur a agi seul. Il se serait approché à pied avant d’ouvrir le feu, puis de disparaître aussitôt, sans être interpellé. Une méthode rapide, brutale et typique des exécutions liées aux trafics dans la cité phocéenne.
L’enquête a été confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire, chargée de faire la lumière sur ce nouvel épisode meurtrier qui endeuille une fois de plus les quartiers nord de Marseille.
Série noire
Selon un décompte établi par l’AFP, il s’agit du neuvième homicide depuis le début de l’année dans les Bouches-du-Rhône lié à la guerre des gangs pour le contrôle du trafic de drogue. La majorité de ces drames a eu lieu à Marseille.
Les affrontements sanglants entre bandes rivales pour s’emparer des points de deal déstabilisent profondément certains quartiers populaires, transformés en zones de non-droit aux mains de réseaux criminels.
Des chiffres alarmants d’année en année
En 2024, 24 personnes ont été tuées dans ce contexte de règlements de comptes, selon les chiffres de l’AFP. Un chiffre déjà alarmant, mais en baisse par rapport à l’année 2023, qui avait atteint un record avec 49 morts.
Ces statistiques traduisent une guerre larvée sur fond de narcotrafic, dans laquelle les victimes tombent souvent jeunes, exécutées de manière ciblée, dans des zones urbaines délaissées et gangrenées par l’économie parallèle.
Avec AFP










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