À Marseille, l’extrême droite aux portes du pouvoir

“C’est trop grave, le risque est énorme”

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MUNICIPALES 2020 — Quel héritage va-t-il finalement laisser ? L’effondrement dramatique des immeubles de la rue d’Aubagne en novembre 2018, où 8 personnes avaient perdu la vie, avait déjà laissé une tâche indélébile sur le règne Gaudin.

Le vieux roi de Marseille craint aujourd’hui de quitter son trône en ouvrant la voie à l’extrême droite marseillaise, comme un ultime déshonneur.

La gestion du maire sortant fait, sans surprise, prospérer les discours extrêmes.

Selon la Fondation Abbé Pierre, 100.000 personnes vivent dans des taudis à Marseille. Dans les quartiers comme dans le centre-ville, les rafales de kalachnikov ont emporté dix personnes l’an passé, souvent de jeunes hommes, donnant à la cité phocéenne l’image d’une ville condamnée à la violence et aux trafics.

LIRE AUSSI… Trafic de drogue : un jeune homme de 22 ans abattu d’une rafale de fusil d’assaut à Marseille

Après le drame d’Aubagne, la municipalité vit la fin du règne tétanisée.

Son autorité naturelle s’étant envolée, M. Gaudin n’a pas su imposer un héritier naturel, capable de défendre son bilan et d’assurer la continuité de son oeuvre.

Photo : Alexander Naglestad, Unsplash

Jean-Claude Gaudin a exhorté ce lundi 20 janvier son camp à s’unir, tant il estime énorme la menace d’une accession aux responsabilités de l’extrême droite.

Dans les sondages, impossible de savoir qui de la droite républicaine (fracturée en deux candidatures) ou du Rassemblement national arrivera en tête au soir du premier tour.

“J’aimerais qu’on arrive à une unité de candidature car c’est trop grave”, a martelé M. Gaudin lors de ses voeux à la presse, “Le risque est énorme”, a jugé l’ancien sénateur qui, à 80 ans dont 25 à la tête de la deuxième ville de France, ne se représentera pas en mars.

“Je ne peux pas rester à l’écart, j’essaie quotidiennement de faire un rapprochement” entre Martine Vassal (investie par Les Républicains) et Bruno Gilles, sénateur ex-LR et candidat en dissidence, a-t-il tenu à assurer, comme pour masquer sa propre responsabilité dans le marasme politique dans lequel Marseille est plongée.

Écartant toute candidature politique après la fin de son mandat, le vieux roi veut publier ses mémoires à l’automne. Il promet de flinguer à tout-va.

À Marseille, la succession risque d’être meurtrière.

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