Ce n’est pas un scoop, l’ancienne cité marchande de la Buffa, tout juste centenaire, va être démolie pour laisser la place à un très, très grand hôtel quatre étoiles. La mairie confirme ce 21 février que « le permis de construire a été délivré ».
« Érigée en 1925, la halle de la Buffa avait connu une dégradation progressive au fil des décennies », rappelle la municipalité. « En 2007, la Ville avait cédé l’îlot à la CAMAX, mais les travaux n’ont jamais débuté en raison de la faillite de cette société ».
Et la collectivité de faire valoir : « Après plusieurs années de combat pour faire émerger un projet de grande qualité, Christian Estrosi avait trouvé en 2022 un repreneur qualifié, APICAP, qui proposait d’y réaliser un hôtel 4 étoiles, intégrant le supermarché et deux niveaux de parking en sous-sol. Après plusieurs mois d’échanges avec les équipes de la Ville, de la Métropole et l’Architecte des Bâtiments de France, le permis de construire vient d’être accordé », le 14 février.
Le dessein définitif prévoit un hôtel 4 étoiles de 358 chambres — considérable pour Nice —, un supermarché en rez-de-chaussée d’une surface de vente de 1000 m², un parking souterrain sur deux niveaux, un bâtiment « de grande qualité et harmonieux », « respectant les prescriptions architecturales au sein du périmètre UNESCO de Nice en tant que site patrimonial remarquable. » Son aspect contemporain ne manquera pas de faire, comme souvent, débat parmi les Niçois.
Le maire précise que « nous avons intégré la réalisation d’une venelle piétonne intérieure hermétique à la circulation des véhicules, afin de relier à pied et de manière agréable les axes Buffa et Joffre ».
Par ailleurs, il dit avoir « demandé aux services de suivre de près la réalisation, ainsi que par l’Architecte des Bâtiments de France, afin de garantir la qualité du rendu final ».
Rappelons que l’on doit déjà au cabinet Jean-Paul Gomis Architecture, en charge ici, la station du tramway souterrain Garibaldi-Le Château, le Park Hôtel et de nombreuses autres réalisations sur la Côte d’Azur.
À l’autre bout de la ville, c’est le destin d’une autre cité marchande, celle de Bonaparte, qui fait en ce moment parler les riverains. Le dépôt d’un recours citoyen ayant compliqué le développement d’un projet porté par le secteur privé.



Le Goût des Autres . Vous connaissez ce film .
Je ne jugerai pas la qualité du bâtiment , mais l’esthétique.
Comment peut-on oser donner l’autorisation à ce qui ressemble à un mauvais hôtel 2 étoiles au milieu de bâtiments classés ? Dans » le périmètre UNESCO » et suivi par l’architecte des Bâtiments de France , laisser moi rire , ••••••••••••