Certes très peu abordables, Menton, Beausoleil et La Turbie voient les prix baisser au 1er juillet. Notre baromètre immobilier exclusif fait le point sur la situation dans ces trois communes azuréennes.
Un premier pas vers la déflation, mais sera-t-il durable ? Comme chaque mois, notre baromètre immobilier exclusif met à jour les tendances dans les villes des Alpes-Maritimes, du Var, et les grandes aires urbaines de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Un document fort précieux si vous souhaitez vous lancer dans un projet de déménagement dans le Sud-Est.
Il vous permet d’affiner vos recherches, avec une photographie précise de la situation en fonction des zones géographiques visées. Car si le territoire azuréen est globalement peu accessible au vu des prix pratiqués, il conserve encore quelques endroits un peu plus épargnés que d’autres par cette tendance.
Des prix toujours au-dessus de la moyenne… mais moins
Néanmoins, ce n’est pas le cas des trois localités observées ici, à savoir Menton, Beausoleil et La Turbie. Elles se trouvent toutes au-dessus des montants moyens dans le département, qui s’établissent à 5.960 euros le mètre carré. Menton est celle s’en rapprochant le plus (6.134 euros au 1er juillet, +2,9%), suivie, de très loin, par La Turbie (7.864 euros, +31,9%), puis par Beausoleil (8.787 euros, +47,4%).
Les montants sont donc très élevés, mais on remarque qu’ils ont largement baissé en seulement un mois. Au 1er juin, la pierre valait 61 euros de plus - par mètre carré - à Menton, 117 euros à La Turbie, et 225 euros à Beausoleil. Une chute qui se répercute mécaniquement sur la dynamique du dernier trimestre.
Depuis trois mois, les coûts ont certes progressé, mais moins que lors de la précédente analyse en juin. Nous arrivons à +4,4% à Menton (contre +5% auparavant) et à +4,9% à Beausoleil (+ 8,7%). Du côté de la Turbie, la hausse est de 3,3% depuis avril, et même de 11,3% sur un an. Elle est la commune ayant connu la plus forte progression depuis juillet 2024.
Les loyers, toujours très élevés, se stabilisent
Vous l’aurez compris, il existe une petite éclaircie pour les potentiels acheteurs, mais résistera-t-elle au-delà de l’été ? Pour les ménages n’ayant pas ces moyens, la location reste une autre possibilité.
De ce point de vue là, aucun changement notable. Toujours aussi prohibitifs, les loyers comptent parmi les plus inaccessibles du secteur.
À Beausoleil notamment, ils grimpent jusqu’à 32 euros (+19,3% en un an). C’est un peu moins le cas à Menton (22 euros, +11,3%) et à La Turbie (23 euros, +20,2%). Trois municipalités payant leur proximité avec Monaco, Principauté autour de laquelle les travailleurs ont mal fou à se loger.



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