Angoisse, ennui: Pendant le confinement, flambée de la consommation de cannabis

Confinement Cannavid cannabis
Photo : Though Catalog

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Les premiers résultats de l’enquête “Cannavid” sur la consommation de cannabis suggèrent que le confinement a provoqué une augmentation de la consommation en France

SOCIÉTÉ — Ils sont déjà 3.161 à avoir répondu à l’enquête lancée par le Bus 31/32, une structure d’aide aux usagers de drogues, à Marseille. L’objectif de “Cannavid”? Mesurer l’impact de l’épidémie de Covid-19 et du confinement​ sur les usages, les pratiques et la santé des consommateurs réguliers de cannabis.

Un tiers des Français interrogés reconnaissent avoir augmenté leur usage de cette drogue pendant le confinement. Seuls 7% déclarent l’inverse. La moitié des répondants ont affirmé avoir un usage médical ou thérapeutique de l’herbe.

Dans l’ensemble, d’après les premiers résultats de l’étude, il n’y a pas eu de vraie rupture de stocks, à part dans quelques espaces ruraux. Les prix ont cependant pu augmenter.

D’après le Bus 31/32 et les chercheurs du laboratoire en Sciences économiques et sociales de la santé et traitement de l’information médicale (SESSTIM) de l’Inserm, il y aurait trois hypothèses pour expliquer ce changement d’habitudes.

Tout d’abord, 46% des consommateurs interrogés ont fait des stocks de cannabis, avant le début du confinement. Tentant après, dans une période d’ennui ou de stress de consommer un produit directement à disposition auprès de soi.

La deuxième hypothèse, justement, est “l’ennui” et l’inactivité des consommateurs.

Enfin, à l’évidence, l’angoisse ambiante liée à la crise sanitaire et à ses incertitudes aurait eu un impact significatif sur la consommation de drogues de ces Français.

AUSSI SUR RIVIERACTU.COM > TÉMOIGNAGES. Trafic de drogue : comment les dealeurs et consommateurs niçois s’adaptent au confinement

“On veut être prudent car on doit attendre la fin de l’étude pour faire des analyses approfondies sur l’anxiété et la dépression” précise Perrine Roux, chercheuse en santé publique à l’Inserm, citée par “20 Minutes”. “Mais en général, quand les gens vont mal, ils consomment plus de cannabis.” 

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