Plusieurs centaines de personnes ont commémoré le 7-Octobre lundi à Nice, avec le dévoilement d’un monument de l’artiste Joann Sfar et des discours des autorités au ton résolument combattif.
« Nous sommes réunis ici pour dire ce que l’on tait trop souvent, de peur de plier, de peur de ne pas se montrer suffisamment consensuel : la nation israélienne a le droit de vivre en paix, protégée par un Etat qui lui soit propre », a martelé le préfet, Hugues Moutouh.
Il a aussi dénoncé « le petit jeu secret et malsain auquel se livrent une poignée d’antisémites notoires » (politiques, associatifs ou militants) qui cherchent selon lui à légitimer la Shoah en lui substituant « un autre soi-disant génocide, celui du peuple palestinien, un peuple qui souffre et qui endure une guerre terrible ».
Il a dénoncé « un antisémitisme de tribune qui cherche sans doute à échapper à la loi, mais un antisémitisme vulgaire et brutal qu’il faut condamner et combattre ».
Le maire de Nice, Christian Estrosi (Horizons), a lui aussi insisté sur l’existence d’ « un antisémitisme français », « cette pulsion sourde, profonde, de vouloir s’en prendre aux juifs parce qu’ils sont Juifs », en pointant « l’islamisme politique » et « la gauche radicale ».
Pour lui, il s’agit d’un choc entre deux visions du monde : « Celle de la liberté, de la tolérance, de la dignité et celle obscurantiste, fanatique, intolérante et disons-le totalitaire des mollahs et des ayatollahs. Israël mène ce combat pour nous, les démocraties occidentales. Pour les courageuses femmes iraniennes (…), pour les démocrates libanais, syriens (…), pour les Palestiniens qui ont le droit d’aspirer à un autre avenir que la haine et le martyr ».
A l’issue de la cérémonie, les participants ont déposé des bougies devant l’oeuvre de Joann Sfar, représentant des personnes de tous âges comme en ombre chinoise, creusées de deux lettres en hébreux signifiant « nous vivrons ».
L’attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre en Israël a entraîné la mort de 1.205 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur les chiffres officiels israéliens, incluant les otages morts ou tués en captivité dans la bande de Gaza. Sur les 251 personnes enlevées alors, 97 sont toujours otages à Gaza, dont 33 considérées comme mortes.
Plus de 41.870 Palestiniens ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles sur la bande de Gaza, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.







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