Au milieu du splendide parc national des Écrins, le village de Dormillouse est le seul à être habité à l’année. Un décor de bout du monde au cœur des montagnes.
Loin, très loin de l’agitation des villes. Pourtant, le hameau de Dormillouse dispose d’une intéressante particularité pour une localité de la région. Ce village des Hautes-Alpes appartient à la commune de Freissinières - qui en compte treize - et serait tout simplement le seul du secteur à être continuellement habité.
Ses autres voisins du magnifique parc national des Écrins sont tous plus ou moins laissés à l’abandon durant une partie de l’année. Blotti au fond de la vallée de Freissinières, il est véritablement coupé du monde.
On y vient uniquement à pied
Car se rendre à Dormillouse se mérite. On y vient uniquement à pied, à l’aide de raquettes lorsque la neige recouvre les sentiers, ce qui peut durer jusqu’au printemps. Et oui, nous sommes à près de 1700 mètres d’altitude ici. L’accès peut même s’avérer dangereux compte tenu des zones avalancheuses, et il est donc recommandé d’y monter en compagnie d’un guide.
Les trois résidents à l’année se trouvent à deux heures de marche jusqu’au premier parking l’hiver, à 45 minutes en été. On se trouve ainsi entre autarcie et vie au milieu d’un coin de paradis sauvage. Un isolement certes difficile, mais qui en fait aussi la beauté.
Comme l’explique La Provence, les bâtiments du hameau disposent d’électricité grâce à des panneaux solaires et des turbines. Quant aux grosses provisions, elles sont livrées par hélicoptère en début de saison ! Le reste doit être acheminé par l’Homme.
Vingt maisons encerclées de cours d’eau
À présent, il ne reste plus qu’une vingtaine de maisons à Dormillouse. À titre de comparaison, on en recensait un quart de plus à la fin du XIXe siècle. Si ce nombre a tendance à grandir dernièrement, de nouveaux ménages étant attirés par les vieilles demeures à rénover dans ce cadre exceptionnel.
Le petit village est en effet encerclé par les cascades et les torrents, qui découlent des montagnes que l’on admire à perte de vue.
Un décor qui a de tout temps servi de refuge à différents peuples. Les premiers à s’y être installés sont les Lombards en 524, juste après avoir été décimés par les troupes de Eunius Mummolus, alors fils du comte d’Auxerre, Pœonius.
Puis, au Moyen Âge, les Vaudois, des adeptes d’un courant religieux médiéval, y ont trouvé un abri rendu inexpugnable. Au fil des siècles, l’activité s’organise à l’image de la construction d’un moulin à eau et d’un four à pain.
Il faut dire que ces cols comme la Tête de la Canonnière, la Tête de Gaulent, la crête du Martinet ou encore les pointes de Rougnoux forment de solides barrières naturelles. Et à présent, elles sont tout autant de sites formidables pour la balade. Un coin à nul autre pareil, hors du temps et quelque part, presque magique.









Émerveillé par le lieu et les informations données !
Splendide une vie tranquille à l abri de la violence du monde en espérant que ça puisse exister longtemps !
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