Coronavirus : 11 décès ! Une étude sur un trai­te­ment à base de chlo­roquine inter­rom­pue au Brésil

Photo : Dmitry Bayer

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Une petite étude menée sur des patients brésiliens a été arrêtée alors que plusieurs d’entre eux, qui avaient ingéré une dose plus élevé qu’ordinaire de chloroquine, ont fait un arrêt cardiaque

SANTÉ — L’étude impliquait 81 patients hospitalisés dans la ville de Manaus. Environ la moitié des participants à l’étude ont reçu une dose de 450 milligrammes de chloroquine deux fois par jour pendant cinq jours, tandis que les autres ont reçu une dose plus élevée de 600 milligrammes pendant 10 jours.

Au bout de 72 heures, les chercheurs ont commencé à remarquer des arythmies cardiaques (anomalies qui affectent la fréquence cardiaque normale) chez les patients prenant la dose la plus élevée. Au sixième jour de traitement, 11 patients étaient décédés, entraînant la fin immédiate du segment à forte dose de l’essai, comme le relève le “New York Times”.

Un compte-rendu a été publié samedi 11 avril sur medRxiv, un serveur en ligne d’articles médicaux, avant de faire l’objet d’un examen par d’autres chercheurs.

“Nouvelle preuve des risques”

Les médecins spécialistes des maladies infectieuses et les experts en sécurité des médicaments ont déclaré à l’issue de ce début d’étude qu’elle avait fourni des preuves supplémentaires que la chloroquine et l’hydroxychloroquine, qui sont toutes deux utilisées originalement pour traiter le paludisme, peuvent présenter des risques importants pour certains patients, en particulier le risque d’arrêt cardiaque.

“Pour moi, cette étude fournit une information utile, à savoir que la chloroquine pourrait prédisposer les gens à une mort cardiaque subite”, a déclaré le docteur David Juurlink, responsable de la division de pharmacologie clinique de l’Université de Toronto.

Les chercheurs expliquent que l’étude n’avait pas suffisamment de patients dans la partie à faible dose pour conclure si la chloroquine était efficace chez les patients atteints d’une maladie grave ou non.

L’un des auteurs de l’étude brésilienne, le docteur Marcus Lacerda, écrivait ce dimanche dans un courriel que son étude avait révélé que “la forte dose que les Chinois utilisaient (au plus fort de l’épidémie il y a quelques semaines, NDLR) est très toxique et tue davantage de patients”.

“C’est la raison pour laquelle ce volet de l’étude a été interrompu tôt”, a-t-il expliqué, ajoutant que le manuscrit était en cours de révision par la revue Lancet.

Au CHU de Nice, au moins un traitement similaire a dû être interrompu puisqu’il mettait en danger la vie d’une patiente.

Le président Trump fait avec enthousiasme la promotion de la chloroquine en tant que traitement potentiel du nouveau coronavirus, malgré le manque de preuves de son efficacité et les inquiétudes de certains de ses plus hauts responsables de la santé. En France, Emmanuel Macron a rencontré son principal défenseur, le professeur Didier Raoult, sans se prononcer avec clarté sur ce médicament.

Le mois dernier aux Etats-Unis, la Food and Drug Administration a accordé une autorisation d’urgence pour autoriser les hôpitaux à utiliser la chloroquine et l’hydroxychloroquine du stock national si les essais cliniques n’étaient pas réalisables.

Depuis, les entreprises qui fabriquent les deux médicaments ont accéleré leur production.

Source : New York Times

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