Coronavirus Premier ministre Édouard Philippe

Coronavirus. Des poursuites pénales pour “négligence”, la grande frayeur du gouvernement

Pointant du doigt le gouvernement pour son “impréparation” et son “manque de réaction” face à la crise sanitaire, responsables de l’opposition et membres du milieu sanitaire annoncent le lancement d’enquêtes parlementaires et de procédures judiciaires. Au sommet de l’État, l’inquiétude grandit

CRISE SANITAIRE — Au sommet de l’État, l’affaire est perçue comme une véritable épée de Damoclès. La peur d’éventuelles poursuites judiciaires suite à la gestion de la crise du nouveau coronavirus ne cesse de grandir.

Le gouvernement va-t-il devoir “rendre des comptes” devant les tribunaux? Le sujet a été évoqué pour la première fois par le premier ministre, Edouard Philippe, mardi 24 mars lors du petit déjeuner de la majorité (en visioconférence), d’après les informations de nos confrères du Monde.

Le gouvernement reproche notamment aux oppositions (notamment chez les Républicains) l’annonce du lancement d’enquêtes parlementaires dès la fin de la crise.

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Des collectifs, des médecins et des malades menacent également plusieurs ministres de poursuites pénales. Un vent de frayeur traverse les couloirs de Matignon depuis quelques jours.

Une partie de la classe politique et des milieux sanitaires accusent l’exécutif d’“impréparation” face à la crise du nouveau coronavirus et un “manque de réaction”, pointant notamment du doigt la pénurie de masques de protection, de tests de dépistage du Covid-19 ou de lits dans les services de réanimation.

Contradictions en chaîne

Un mot d’ordre pour ces menaces de poursuites : le sommet de l’État, et même le président, devront “rendre des comptes”. 

Depuis plusieurs jours, les éléments de langages de la majorité mettent en avant la “capacité d’anticipation” du gouvernement face à l’épidémie. Une formule très éloignée de la réalité quand on se souvient que sa porte-parole Sibeth Ndiaye affirmait encore il y a peu avec beaucoup d’aplomb qu’“il n’y a franchement pas de raison d’annuler les élections municipales”, qu’“on ne fermera pas toutes les écoles de France alors qu’on ne le fait pas quand il y a une épidémie de grippe” (!) et qu’“on ne va pas arrêter la vie de la France.”

Trois mesures qui ont pourtant été prises quelques jours plus tard devant la gravité de la situation.

Le gouvernement “pas capable” de gérer la crise

Depuis que le pays s’enfonce dans la crise sanitaire, la défiance s’installe entre les Français et les pouvoirs publics. Selon un sondage BVA commandé par Europe 1 et publié mardi 25 mars, ils ne sont plus que 43% à avoir confiance dans les informations que les préfets, le gouvernement et les autres autorités peuvent donner sur l’épidémie.

37% des sondés seulement se déclarent confiants dans la capacité du gouvernement à gérer cette crise. Ce chiffre était de 41% lundi, et de… 55% jeudi dernier!

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