À Vallauris, l’atelier Madoura, connu notamment pour avoir un temps accueilli Pablo Picasso, s’apprête à entrer dans une importante phase de travaux de réhabilitation.
C’est un premier pas vers la renaissance de ce lieu chargé d’histoire, après de longues années d’abandon. Dans la commune de Vallauris, sur la Côte d’Azur, l’atelier Madoura a connu une traversée du désert, période durant laquelle il fut racheté par la communauté d’agglomération Sophia-Antipolis (CASA) après l’arrêt de l’activité en 2008.
En ruine, le site servait autrefois de fabrique de céramiques. Un endroit extrêmement symbolique et au riche passé. Fondé en 1938, il devient ensuite la propriété d’une famille de potiers : les Ramié, Georges et Suzanne, qui baptiseront le domaine, un acronyme de « maison », « Douly » (nom de jeune fille de Suzanne) et « Ramié ».
Picasso y a produit plus de 600 pièces

Laissant la porte ouverte aux artistes de l’époque, ils participèrent à la renommée de la ville, voyant passer d’illustres contemporains tels que Marc Chagall, Victor Brauner ou encore Henri Matisse et Paul Éluard.
Surtout, la manufacture est presque devenue célèbre pour avoir reçu Pablo Picasso, que les propriétaires ont rencontré en 1946. Éditeurs exclusifs pour la production d’œuvres en céramique de l’Espagnol, ils le virent créer plus de six cents pièces entre ces murs. Des réalisations qui continuent d’affoler le marché de l’art.
Aujourd’hui, l’atelier affiche un visage très vétuste, mais une entreprise de grande ampleur doit changer la donne. Porté par la CASA, un projet de réhabilitation débutera en juin prochain, pour un coût estimé à 6,6 millions d’euros, nous apprend France 3 Côte d’Azur. Dans un premier temps, de la résine sera injectée pour stabiliser les sols en l’absence de fondation.
C’est la société Donjerkovic Architectes, de Marseille, qui a remporté l’appel d’offres. Les bâtiments seront entièrement restaurés, dans le respect de ce qui existe déjà. L’objectif est notamment de conserver au maximum les sols et les cloisons, tout en touchant le moins possible aux façades et aux parements extérieurs.
Deux nouvelles extensions et un parc public
Lorsqu’il sera remis en état, le lieu de 988 mètres carrés retrouvera un espace dédié aux expositions permanentes et temporaires. Afin de programmer des initiations pour les céramistes en herbe, il est prévu un secteur réservé aux animations pédagogiques.
Un espace d’accueil des visiteurs et une zone de passage des expositions vers la cour Sud verront le jour grâce à une extension de deux édifices datant du XXe siècle. À terme, l’une des salles permettra d’organiser des vernissages. Une boutique sera également installée.
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Plus à l’Ouest du terrain, sur une parcelle d’environ 2.000 mètres carrés, un jardin public va être conçu. Cette esplanade végétale sera imaginée dans l’esprit des années 1950, bénéficiant d’une flore méditerranéenne. L’inauguration de ce centre flambant neuf est espérée pour fin 2025.






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