L’association Contribuables Associés a publié son dernier (et toujours très commenté) « Argus des communes ». Un baromètre où Nice ne brille pas tellement, ce qui fait grincer la mairie.
Donner aux citoyens une idée de la santé financière des localités. Tel est l’objectif affiché par Contribuables Associés, une association créée en 1990. Son « combat », ainsi qu’elle le définit sur son site Internet, vise « la réduction des dépenses publiques et le gaspillage des impôts. » S’intéresser aux comptes et à l’usage de l’argent par les municipalités est donc son credo.
Chaque année, elle publie sont « Argus des communes », un baromètre surveillant les données financières essentielles. Pour Nice, les résultats sont mitigés en 2025. Mais avant de les évoquer, il convient de préciser que les chiffres ne sont pas très à jour, puisqu’ils sont issus de sources officielles (ministères, autorités…) mais datent de 2023.
Trop de dépenses ?
Nous disions donc que la Baie des Anges n’avait pas reçu une très bonne évaluation dans ce rapport avec un peu glorieux 6,4 sur 20. Celles-ci se portaient à 1.455 euros par habitant. À titre de comparaison, la médiane pour les autres grandes aires urbaines de l’Hexagone était de 1.274 euros.
Elle obtient tout juste la moyenne pour la « santé financière » avec un 10,1 sur 20 dans ce domaine. La capitale maralpine est notamment pénalisée par son autofinancement, que l’organisme juge trop faible, avec un 2/20. En revanche, c’est bien mieux pour la « pression fiscale sur les résidents », pour laquelle elle glane un solide 17,3/20.
Ratios dégradés, « mais temporairement »
Sollicitée par nos soins, la mairie a dénoncé un « outil non-neutre d’évaluation financière ». Elle s’attaque à « un instrument idéologique conçu par une association militante. Leur lecture purement comptable des budgets locaux récompense l’inaction budgétaire. »
Considérant « prendre ses responsabilités », la Ville se veut « protectrice, attractive et solidaire. » Et pointe«un manque de transparence et de rigueur », ainsi que l’usage de « données déjà obsolètes ». Elle se réjouit de ne pas avoir « sacrifié le pouvoir d’achat ni les services publics » en 2023, dans le contexte d’une forte inflation.
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Si elle reconnaît que ses choix « ont dégradé certains ratios de façon temporaire », elle se félicite que 2024 ait apporté « une amélioration nette de tous les indicateurs ». La municipalité parle là du « désendettement engagé, d’une meilleure capacité d’autofinancement, d’une maîtrise des coûts fixes et d’une fiscalité en-dessous de la moyenne nationale ».
Baisse de la dette en 2024
Pour coller davantage aux derniers résultats, nous pouvons nous reporter à ce sujet paru dans nos colonnes en avril 2025. Christian Estrosi avait dévoilé un bilan faisant état d’une dette en recul de 4 millions d’euros sur 2024, un investissement surpassant les 100 millions d’euros, ou encore un plan d’économies de fonctionnement atteignant les 8 millions.
Si pour l’édile, les « voyants sont au vert », l’opposition écologiste rappelait qu’il avait fait le choix de reporter plusieurs chantiers (rénovations culturelles, requalifications de rues etc…). Elle faisait également référence à la création de la taxe métropolitaine en 2018 et à la progression de 19% de la taxe foncière en 2024.










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