La majorité des victimes de violences physiques enregis­trées par les autorités ont dénoncé des atteintes subies dans le cadre "familial" ou "conjugal", mais le nombre de victimes de violences commises hors de ces contextes augmente légèrement en 2023, selon une étude du ministère de l'Intérieur publiée jeudi.

Quelque 205.900 personnes ont rapporté aux autorités avoir été victimes l'an dernier de violences physiques, crimi­nelles ou délic­tuelles, "en dehors du cadre familial" ou "conjugal", c'est-à-dire par une personne n'ayant aucun lien de famille avec la victime, soit 3% de plus qu'en 2022, indique une étude du Service statis­tique minis­tériel de la sécurité intérieure (SSMSI).

Ce chiffre repré­sente moins de la moitié du total des 444.100 victimes de violences physiques enregis­trées par les services de police et de gendar­merie en 2023.

Selon l'enquête "Vécu et ressenti en matière de sécurité" en 2021, "moins d'une victime sur cinq" d'une atteinte à la personne a porté plainte, avait révélé le ministère de l'Intérieur en décembre.

Ces violences hors contexte familial se carac­té­risent par des "atteintes volon­taires à l'intégrité de la personne" et recouvrent un large spectre d'infractions - de la violence aggravée avec inter­ruption tempo­raire de travail (ITT) inférieure à 8 jours, à des actes de "torture ou de barbarie". Toutefois, elles n'incluent pas les "homicides ou tenta­tives d'homicide", précise le ministère.

La majorité des victimes des violences physiques enregis­trées dénoncent des atteintes commises au sein du couple (39%) ou dans le cadre familial non conjugal (14%), détaille cette étude.

Et "la part des victimes hors sphère familiale dans l'ensemble des victimes de violences physiques enregis­trées diminue réguliè­rement depuis 2016, passant de 59% à 46% en 2023", précise également l'étude.

L'étude du SSMSI précise que 137.500 personnes ont été mises en causes pour des faits de violences physiques en dehors du cadre familial en 2023.

La majorité des violences commises hors du contexte familial n'entrainent pas d'incapacité totale de travail (53%), la plupart des victimes sont des hommes (69%), et bien qu'une majorité d'entre elles soient majeures (78%), la moitié a moins de 30 ans, peut-​on lire.

Les communes rurales sont moins concernées par ce phénomène que les "grandes unités urbaines", et les dépar­te­ments d'outre-mer admettent les taux les plus impor­tants en matière de victime enregis­trées par habitants.

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