Nice affiche un bilan loin d’être inquiétant pour la cinquième municipalité la plus peuplée du pays. Elle n’arrive en effet jamais dans le « top 10 » de chaque délit.
Lire : Trafic de drogues : quelle évolution à Nice d’après les derniers chiffres de la délinquance ?
Mi-mars, nous faisions un point complet sur les chiffres de la délinquance à Nice. Ces statistiques sont fournies par le ministère de l’Intérieur, qui a mis en place un outil permettant de connaître avec précision les données de 2023 dans votre commune pour diverses infractions.
Grâce à ce tableau, il est possible de jouer au jeu des comparaisons, comme l’ont fait nos confrères du Figaro. En séparant les villes selon leur population, ils ont construit un “palmarès” des cités de l’Hexagone, qui se décline suivant le critère que vous choisissez.
Nice est rangée dans la caste des grandes localités, c’est-à-dire celles comprenant plus de 100.000 habitants. Cela peut nous donner une estimation plus précise de la situation du côté de la Baie des Anges, en comparaison avec les autres aires urbaines importantes du pays.
Nice s’en sort assez bien
Le premier aspect à relever est que la capitale des Alpes-Maritimes affiche un bilan loin d’être inquiétant pour la cinquième municipalité la plus peuplée du pays. Elle n’arrive en effet jamais dans le top 10 de chaque délit, son moins bon classement étant 14e sur 42 pour les vols à la tire (6.564 cas recensés, soit 18,86 pour 1.000 logements).
Parmi les bons points, nous avons en premier lieu les destructions et dégradations volontaires (37e, 8,12 pour 1.000 habitations) ainsi que les agressions, pour lesquelles nous sommes 26e (4,23 ‰). Les résultats sont aussi corrects concernant les larcins avec une arme (23e, 0,19 ‰).
Si l’on s’intéresse aux cambriolages (6,45 ‰) et aux rackets violents (1,86 ‰), c’est un peu moins glorieux, sans être mauvais puisque Nice est 19e dans ces deux catégories. Le sentiment est peu ou prou le même pour les chapardages de voitures (2,9 ‰), hiérarchie dans laquelle notre commune est 17e.
Tous les indicateurs ou presque sont en hausse
Maintenant que les chiffres sont exposés, il est judicieux d’observer leur évolution depuis un an, car c’est ainsi que l’on peut juger d’une régression ou d’une augmentation des faits répréhensibles par la loi.
Tous les délits évoqués plus haut sont en hausse, hormis, et c’est paradoxal, les vols sans violence, qui sont pourtant les faits pour lesquels elle est le moins bien classée. Ces derniers ont chuté de 7,35% entre 2022 et 2023.
Ce qui grimpe : les larcins armés (+34,69% en douze mois), les cambriolages (+6,05%) ou encore les rackets violents (+4,87%). La progression est moins marquée pour les vols de voitures (+2,64%), les attaques envers les personnes (+2,22%) et les destructions de biens (+1,98%).
Marseille, bonnet d’âne de la Région Sud
À LIRE AUSSI : Délinquance : Cannes, 7e commune la moins sûre de France
Pour les autres grandes localités de Provence-Alpes-Côte d’Azur, les observations sont moins réjouissantes. Marseille par exemple revient très régulièrement dans le top 10 pour les délits abordés ici.
Quant à Aix-en-Provence et Toulon, elles arrivent toujours devant Nice, hormis pour les vols à la tire et ceux avec violence. La commune des Bouches-du-Rhône est même la numéro 1 pour les cambriolages.



Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.