La mairie de Nice a été contrainte par la justice de retirer les drapeaux d’Israël accrochés à sa façade depuis les attaques terroristes et les prises d’otages de 2023. La juridiction a estimé qu’ils portaient atteinte au « principe de neutralité du service public ».
Christian Estrosi s’y est conformé sans délai. « Je suis un républicain, je respecte les décisions et la loi de mon pays, j’ai donc décidé de les enlever », a-t-il déclaré, jeudi. Le maire de Nice a retiré lui-même les drapeaux du fronton de l’hôtel de ville.
Dans la foulée et en cohérence, l’édile a dévoilé dans la cour d’honneur une affiche représentant les visages des otages israéliens encore détenus par le Hamas, ainsi que ceux de deux Français retenus en Iran. Cette nouvelle installation est placée à côté d’un autre visuel réclamant la « liberté pour Boualem Sansal », détenu par le régime algérien.
Les différentes composantes de la gauche locale se sont félicitées du retrait des drapeaux.
« Nice Écologique », les élus Verts au conseil municipal
« Une nouvelle fois, la justice administrative est obligée de rappeler Christian Estrosi à l’ordre. Que cela lui plaise ou non, la ville ne lui appartient pas et il doit se conformer au cadre juridique en vigueur ! Il est temps d’avoir un maire respectueux de la légalité…» a noté le 26 juin Jean-Christophe Picard.
Association « Tous citoyens »
David Nakache : « Cette victoire est importante car la Ville de Nice ne doit pas être complice des crimes de guerre, crime contre l’humanité et génocide en cours à Gaza. La seule cause pour laquelle nous devons toutes et tous œuvrer est l’instauration d’une paix juste et durable entre israéliens et palestiniens. »
La France insoumise (LFI) des Alpes-Maritimes
« Victoire ! La justice ordonne à Estrosi de retirer les drapeaux israéliens de la mairie. Merci à Mireille Damiano et Rosanna Lendom pour leur plaidoirie déterminée. Les Niçois·es ne peuvent accepter cette complicité avec le génocide à Gaza. »
Parti communiste à Nice
Julien Picot, chef de file des communistes à Nice : « Nous saluons la décision du tribunal administratif de Nice qui a rappelé, avec clarté et fermeté, le respect indispensable du principe de neutralité du service public. Cette décision honore notre État de droit et démontre que la justice veille à ce que les règles républicaines s’appliquent à toutes et à tous, sans exception. »






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