Droit de critiquer les religions: la France coupée en deux, selon un sondage

50-50 sur le “droit à la critique”

SOCIÉTÉ — Selon un sondage Ifop pour Charlie Hebdo, la question du blasphème divise la France en deux. Ces derniers jours, “l’affaire Mila”, cette adolescente faisant l’objet de menaces après avoir critiqué l’islam, a mis le sujet au centre du débat public.

“L’islam est une religion de haine”

Le sondage a été réalisé quinze jours après la publication sur les réseaux sociaux d’une vidéo de cette lycéenne iséroise de 16 ans, dans laquelle elle critique l’islam avec violence et vulgarité, après avoir reçu des insultes homophobes.

Sur les réseaux sociaux, elle avait notamment déclaré: “Je déteste la religion, l’islam est une religion de haine, il y a que de la haine là-dedans, l’islam c’est de la me*de. Je ne suis pas raciste, on ne peut pas être raciste d’une religion” ou encore: “Votre religion c’est de la merde, votre Dieu je lui mets un doigt dans le trou du c*l.”

Elle a depuis été menacée de mort et de viol, et n’a toujours pas pu être réintégrée dans son établissement scolaire.

50-50 sur le “droit à la critique”

À la question “êtes-vous favorable à ce droit de critiquer, même de manière outrageante, une croyance, un symbole ou un dogme religieux ?”, les personnes interrogées répondent à 50% y être favorables (21% “tout à fait favorables” et 29% “plutôt favorables”), et à 50% “pas favorables” (33 % “plutôt pas favorables” et 17% “pas du tout favorables”).

Quasiment six Français sur dix (58%) estiment que les propos tenus par Mila ne relèvent pas de la “provocation à la haine à l’égard d’un groupe de personnes, en raison de leur appartenance à une race ou à une religion déterminée” — le parquet de Vienne avait initialement ouvert une enquête pour ce motif, avant de la classer sans suite.

Enfin, 53% des Français soutiennent le hashtag de soutien #JesuisMila, paru sur les réseaux sociaux, contre 47%.

L’ado a assuré lundi chez Yann Barthès (Quotidien, TMC) ne “pas regretter” ses propos, revendiquant son “droit au blasphème.”

Elle fait l’objet “d’une vigilance particulière de la part des forces de l’ordre”, a affirmé mardi l’entourage du ministre de l’Intérieur.

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