Muscler la lutte contre les violences, créer un congé menstruel ou un congé de naissance, lutter contre les déserts gynéco­lo­giques : tour d'horizon de ce que prévoient le Nouveau Front populaire (NFP), le Rassemblement national (RN) et Ensemble dans leurs programmes des légis­la­tives dont le second tour se tient dimanche.

Lutte contre les violences

Mesure phare de son volet consacré aux droits des femmes, le NFP prévoit une "loi intégrale" pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles.

Réclamée de longue date par les associa­tions féministes, cette loi portera le budget alloué à cette question à 2,6 milliards d'euros.

Le camp prési­dentiel Ensemble promet de renforcer le volet prévention en poursuivant le dévelop­pement des "téléphones grave danger", un dispo­sitif de protection de victimes de violences conju­gales. Il souhaite également "aider" les collec­ti­vités locales à "généra­liser" la mise en place d’arrêts de bus à la demande en soirée.

Au RN, l'accent est mis sur le volet sanction, avec la promesse de "durcir consi­dé­ra­blement l’échelle des peines" et de "régler la promesse de l'immigration pour mieux protéger les femmes dans l'espace public".

Le parti entend également faire figurer au fichier des délin­quants sexuels les harce­leurs de rue.

Egalité salariale

Le NFP promet d'"instaurer l'égalité salariale", une mesure déjà présente dans la loi mais qui reste à ce stade toujours peu appliquée dans les entreprises.

Santé

Le camp prési­dentiel promet de développer les consul­ta­tions de prévention de la ménopause, de l’infertilité et la prise en charge de l’endométriose.

La question de l'endométriose est également reprise dans le programme du RN qui souhaite qu'elle soit reconnue comme une affection de longue durée (Ald). Le parti entend également lutter contre les déserts médicaux, en parti­culier gynécologiques.

Le NFP prévoit une prise en charge par la sécurité sociale des protec­tions menstruelles et promet des sanctions "pour les fabri­cants qui ne respectent pas le contrôle sanitaire et la régulation des prix".

Parentalité

Ensemble promet d'ouvrir dès 2025 le droit à un congé de naissance "mieux indemnisé". Annoncé mi-​janvier par le chef de l'Etat, ce congé doit remplacer le congé parental actuel, créé en 1977, et prendre la forme d'un arrêt de trois mois pour chaque parent durant la première année de l'enfant, à hauteur de 50% du salaire jusqu'à 1.900 euros.

Côté RN, l'accent est mis sur un soutien "aux familles françaises", avec une "part fiscale complète dès le deuxième enfant" et la création "d'un prêt public à taux zéro trans­formé en subvention pour les couples qui ont un 3e enfant".

Le NFP promet d'établir "la filiation par recon­nais­sance comme principe par défaut" et prévoit le rembour­sement de la procréation médica­lement assistée (PMA).

Congé menstruel

Le NFP prévoit la création d'un congé menstruel dans les entre­prises et les administrations.

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