L’une des sénatrices LR des Alpes-Maritimes lance et relance l’État pour qu’il soutienne enfin les communes rurales face aux assureurs, lesquels ont tendance à les abandonner face aux risques naturels. Certaines risquent même la ruine…
Une - efficace - démonstration par l’absurde. Fin 2024, Sébastien Olharan, le maire de Breil-sur-Roya, prenait un nouvel arrêté pour « interdire », sur son territoire, les catastrophes naturelles. Une mesure qui a beaucoup fait parler, permettant d’illustrer un problème immense pour les villages : aujourd’hui, il est plus difficile que jamais d’assurer les biens communaux face aux tempêtes et aux inondations. Ou avec des contrats qui coûtent les yeux de la tête. Davantage encore depuis, chez nous, Alex et Aline, en 2020 et 2021.
Les municipalités sont pourtant bien obligées de se couvrir pour faire tourner certains services publics, et sont menacées de ruine en cas d’imprévu majeur. C’est un dossier sur lequel s’est penchée l’élue Les Républicains Alexandra Borchio Fontimp.
La sénatrice des Alpes-Maritimes a ainsi a interpellé le gouvernement au Sénat à propos de cette crise d’assurabilité le 18 mars.
La sénatrice réclame du concret
J’ ai interrogé le gouvernement sur les difficultés rencontrées par les maires des #AlpesMaritimes, comme partout en France, pour assurer leur commune.
— Alexandra BORCHIO FONTIMP (@AlexndraBorchio) March 18, 2025
Une réforme urgente du système d’assurance des collectivités doit être engagée !#AvecLesMaires #DirectSénat pic.twitter.com/ILcs2o202u
L’occasion de rappeler que, « même si le Bureau Central de Tarification a finalement obligé cinq assureurs à se partager les risques de Breil-sur-Roya, cette dernière doit faire face à des cotisations multipliées par huit et des franchises exorbitantes. Pire encore, la majorité des sinistres habituels, tels que la dégradation, le vol, et les dommages électriques, ne sont plus couverts ».
Dans un courrier daté du 4 novembre 2024, Alexandra Borchio Fontimp en avait déjà avisé le président du Sénat, qui avait fait remonter le sujet jusqu’à Matignon.
Dans un communiqué de presse, la sénatrice note que « 6 mois après, on regrette le peu
d’avancées. En effet, la ministre s’est contentée d’annoncer (le 18 mars) sa volonté de réunir les acteurs concernés afin de déboucher sur la mise en place d’un « plan » qui comprendra « une série d’actions concrètes pour que chaque collectivité, quelle que soit sa taille et son exposition puisse trouver une solution d’assurance adaptée. »». Rien de concret, donc, pour l’instant.






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