L’écrivain, longtemps chroniqueur culture des matins de France 2, vient d’obtenir 134.000 euros d’indemnités aux prud’hommes de Paris.
Henry-Jean Servat a eu une longue carrière avant d’oeuvrer à la Ville de Nice pour le cinéma et la cause animale. Comme il le raconte dans un chapitre au vitriol de son dernier bouquin à succès So Chic, le journaliste montpelliérain a longtemps fait les beaux jours de Télématin, de 2006 jusqu’à sa mise à l’écart, en 2019.
Se laisser faire n’étant pas dans son caractère, Henry-Jean Servat avait porté l’affaire devant les prud’hommes dans la foulée. Au coeur du dossier, les 680 contrats à durée déterminée qu’il a enchaînés pendant plus de dix ans. D’après les informations de nos confrères du Parisien, la justice a décidé de les requalifier en CDI, avec, à la clé, de belles indemnités, notamment pour « licenciement sans cause réelle et sérieuse ».
Somme rondelette que le service public est condamné à verser à son ancien collaborateur : plus de 134.000 euros. Du côté de l’écrivain, on explique vouloir imposer aux chaînes de télé de « mettre fin à ces pratiques ».
« Nous étions traqués »
L’élu niçois était revenu il y a peu dans nos colonnes sur cette période difficile : « J’ai connu un Télématin libre, foisonnant avec William Leymergie. (…) Il portait le programme, quand il est parti — à moitié flanqué dehors — ils se sont mis à six pour le remplacer, pour finir par tout saccager. Je n’ai rien contre son successeur Laurent Bignolas que je prends plus pour un benêt que pour autre chose. Le problème venait davantage de la direction qui a fait en sorte de ne plus nous laisser dire un mot. »
« À France 2, il y a maintenant un petit ordre établi, dicté par la bien-pensance. Nous étions traqués, repris par les commissaires du peuple de France Télés. Ils venaient nous remonter les bretelles sur des banalités, parce que j’avais dit ‘le roi et mort, vive le roi’, pour avoir défendu Bardot ou dit qu’il valait mieux éviter de manger de la viande…»
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