Dans la commune de Trente, le proprié­taire d'un restaurant promet un travail à l'individu l'ayant délesté de 1.300 euros… sous certaines conditions. 

C'est une belle histoire, qui attend encore de connaître sa conclusion définitive ! 

Nos confrères du Corriere della Sera ont raporté un fait-​divers qui pourrait bien mieux se finir qu'il n'a commencé. Cela se passe dans le village de Trente, au Nord-​Est de Milan.

Au matin du 4 juillet, le proprié­taire du Caffè Nettuno découvre qu'il est victime d'un cambriolage. Amedeo Gaudio, 68 ans, est installé dans cette localité depuis 1986. Si ce n'est pas la première fois qu'il subit cette mésaventure, le natif de Salerne a cette fois-​ci pris la chose avec plus de compassion…

Trois mots laissés sur la caisse

Ce qui a ému le restau­rateur ? Les trois mots laissés sur la caisse par le malfaiteur. Outre les 1.300 euros qui se sont envolés, l'individu a pris le temps d'écrire un court texte pour expliquer ses agisse­ments : "Excusez-​moi", "J’avais besoin (de l’argent, NDLR), s’il vous plaît, pardonnez-​moi" et "Je suis toxicomane". Un geste qui fait dire à Amedeo Gaudio qu'il a "envie de lui pardonner", comme il l'a confié au média italien.

Autre point faisant pencher la balance "en faveur" du voleur, le fait qu'il ait cherché à provoquer le moins de dégâts possibles dans l'établissement. Selon le récit livré par le sexagé­naire, il a forcé une fenêtre avec une selle de vélo, avant de grimper sur une poubelle pour rentrer dans le local. Pour ressortir, il s'est servi d'une table afin de repasser au même endroit. Il a agi tout en ayant le visage couvert. 

Le voleur devra d'abord purger sa peine

Les caméras de surveillance de la maison n'étaient pas en service en raison d'un manquement du gérant. Mais la vidéo était bel et bien en fonction au Caffè Tridente voisin. Les images serviront aux enquê­teurs et ont déjà permis de comprendre comment et à quelle heure avait eu lieu le vol. 

Loin d'être échaudé par cet incident, Amedeo Gaudio a pris une décision pour le moins particulière. 

"Une fois qu’il aura pris et purgé sa peine, s’il venait s’excuser auprès de moi, je penserais à l’aider en lui offrant un emploi", a-​t-​il promis. Mais pour que ce geste ait une suite, il faudrait que le cambrioleur soit retrouvé. L'enquête suit son cours, mais il n'a pas encore été identifié. 

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