LE BUZZ DU JOUR. Malgré des tonnes de témoignages, Sibeth Ndiaye refuse toujours le terme de “violences policières”

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C’est à se demander dans quel pays vit le gouvernement. Ce jeudi 16 janvier, dans la matinale de France Inter, la porte-parole du gouvernement a encore une fois refusé l’emploi du terme “violences policières”, avant d’expliquer que “quand il y a des fautes, elles sont systématiquement sanctionnées”. Ne riez pas.

Depuis le début du mouvement des “gilets jaunes”, et les premières polémiques sur l’emploi de la force par la police, le gouvernement a toujours refusé de considérer qu’il y avait des “violences”.

En mars 2019, Emmanuel Macron avait même déclaré, alors qu’il y avait déjà plusieurs blessés : “Ne parlez pas de répression ou de violences policières, ces mots sont inacceptables dans un Etat de droit.”

Après les morts tragiques de Zineb Redouane à Marseille, une vieille dame décédée en décembre 2018 après avoir été touchée par une grenade lacrymogène (alors même qu’elle ne prenait pas part à la manifestation), de Steve Maia Caniço à Nantes — qui s’est noyé dans la Loire lors d’une intervention de police controversée la nuit de la Fête de la musique — et de Cédric Chouviat (mort le 5 janvier dernier des suites d’un plaquage ventral), Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, continue de nier tout dérapage dans le maintien de l’ordre.

“Je ne pense pas qu’on puisse dire dans un état de droit, dans une démocratie extrêmement solide comme celle de notre pays, qu’il y a des violences policières, comme s’il y avait de manière générale chez les forces de l’ordre une attitude consistant à aller tabasser des manifestants systématiquement ou à violenter des personnes sans raison. Quand il y a eu des fautes, elles sont systématiquement sanctionnées”, a-t-elle encore défendu.

Pour prendre un exemple tout récent, nos confrères du “Monde” ont pu vérifier les données et la géolocalisation d’une vidéo montrant un policier faisant feu à moins de deux mètres d’un manifestant jeudi 9 janvier. Le parquet a ouvert une enquête pour “violences volontaires”.

Des propos très arrêtés qui n’ont pas manqué d’enflammer Twitter.

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