« Je déclare que la France reconnaît aujourd’hui l’Etat de Palestine », a proclamé le président de la République Emmanuel Macron depuis la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, lundi soir. À Nice, Christian Estrosi dénonce « un coup de comm’ diplomatique ».
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Un coup de tonnerre ? Lundi soir, Emmanuel Macron a annoncé à la tribune des Nations unies que la France reconnaissait l’État de Palestine. Une déclaration aussitôt saluée par une partie de la gauche, applaudie par des dizaines de municipalités qui ont hissé le drapeau palestinien, mais qui fait grincer des dents sur la Côte d’Azur. À Nice, Christian Estrosi (Horizons) n’a pas mâché ses mots.
« Le Président envoie au monde un message terrible »
Le président-délégué de la Région Sud a dénoncé « une faute historique ». Selon lui, Emmanuel Macron a offert une victoire symbolique au Hamas, après les massacres du 7 octobre. « En reconnaissant la Palestine sans condition, le Président envoie au monde un message terrible : celui que le terrorisme paie », s’est emporté Christian Estrosi, estimant que la décision éloigne, en plus, la perspective d’une paix durable.
Là où d’autres responsables politiques se contentent de nuances diplomatiques, le maire livre ses quatre vérités. Pour lui, seule la défaite militaire du Hamas et la libération des otages israéliens peuvent ouvrir la voie à une solution équilibrée, à deux États.
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Fractures
Cette décision présidentielle a déclenché une vague d’initiatives locales. Lyon, Nantes, Saint-Denis ou encore Gennevilliers ont arboré les couleurs palestiniennes, défiant la consigne de neutralité donnée par le ministère de l’Intérieur. Près de 90 communes se sont prêtées au geste symbolique. Une démonstration très militante qui, là encore, divise fortement.
Dans ce contexte, les propos du président-délégué de la Région prennent un relief particulier : ils s’inscrivent dans une ligne de fermeté réclamant que l’État français cesse de céder aux pressions idéologiques et replace la sécurité d’Israël et la lutte contre le terrorisme au centre des discussions.
Benyamin Nétanyahou, le Premier ministre israélien, a dénoncé ces reconnaissances comme « une récompense énorme au terrorisme ». Et de marteler : « Il n’y aura pas d’État palestinien à l’ouest du Jourdain. »
Ce soir, @EmmanuelMacron a donné raison au Hamas d’avoir organisé le 7 octobre. En reconnaissant l’État de Palestine sans aucune condition, le Président commet une faute historique : il envoie au monde un message terrible - celui que le terrorisme paie - et il éloigne encore un…
— Christian Estrosi (@cestrosi) September 22, 2025



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