Le Décodage de Nice-Presse, chaque jeudi en direct à 7h15 et 9h15 dans la matinale de BFM Nice Côte d’Azur.
On parle de Graig Monetti le candidat de la coalition macroniste Ensemble, arrivé 3e dimanche avec 22% des voix. Face à lui, le sortant et favori, Eric Ciotti, LR soutenu par le RN avec un contexte national favorable, plus de 41%. En deuxième, 26% des suffrages pour Olivier Salerno, la France insoumise-Front populaire.
En annonçant dès lundi se maintenir, Graig Monetti espérait tordre le bras du candidat de gauche pour qu’il se retire au nom du « barrage républicain ». C’est raté, il se maintient et c’est une triangulaire qui se jouera dimanche. Précisons qu’il est soutenu par le LR dissident, qui a rassemblé 5%
La position de Graig Monetti n’étonne qu’à moitié. Il a passé la campagne à placer « les extrêmes », dit-il, dos à dos, à parler de la LFI comme d’un parti « immonde », pas clair avec l’antisémitisme
Certes, ailleurs, comme par exemple en Normandie son parti Horizons s’est désisté en faveur d’une candidate mélenchoniste, on voyait assez mal comment cela aurait pu être crédible ici
D’autant que la droite niçoise qui l’a suivi au premier tour n’aurait pas forcément apprécié le barrage, comme bien des Français : les consignes de vote et les désistements, cela passe de moins en moins, en ça pourrait ne même pas fonctionner dimanche, dans bien des circonscriptions
Olivier Salerno compte sur le rejet du RN et sur les abstentionnistes pour grappiller des voix, Eric Ciotti sur son implantation et la popularité de sa nouvelle alliance, Graig Monetti sur son nouveau slogan « résistance face aux extrêmes »
Mais dans une triangulaire, pas besoin d’obtenir la majorité absolue pour remporter la mise. Rien n’est jamais gagné d’avance évidemment, mais puisqu’Eric Ciotti n’a pas besoin de faire tellement mieux qu’au premier tour pour s’imposer, on va dire que le suspense n’est pas extraordinaire.






