Bâtie au XIe siècle, la charmante église Sainte-Roseline et l’un des principaux monuments des Arcs-sur-Argens, dans le Var. Un vestige historique à la très forte symbolique, grâce aux trésors qu’elle renferme.
Une alliance de reliques sacrées et d’œuvres que l’on doit à de grands artistes. Aux Arcs-sur-Argens, petit village du Var, à deux pas de la plaine des Maures, on retrouve parmi les édifices historiques la pittoresque chapelle Sainte-Roseline.
Un site aux multiples pépites qui sont à découvrir en poussant les portes de la bâtisse remontant au XIe siècle.
Auparavant, l’église était considérée comme l’abbatiale de l’ancien monastère de la Celle-Roubaud. Elle est traditionnellement associée à ce couvent qui porte le nom d’un ermite venu y trouver la paix. À noter qu’en 1200, la confrérie des Templiers a investi les lieux, avant de laisser la place à l’ordre des Chartreux.
La « momie » de Roseline de Villeneuve
Il y restera du XIIIe au XVe siècle, et sera dirigé, au XIVe siècle, par Roseline de Villeneuve. C’est elle qui donnera son nom à la chapelle. Elle est reconnue pour sa grande piété, et on lui attribue bon nombre de miracles. Elle fait encore aujourd’hui la renommée de l’endroit puisqu’on y retrouve sa dépouille, exposée dans une châsse en cristal.
Fille de seigneur des Arcs, on l’admire à présent comme une statue, ou plutôt une momie. Allongée sur le dos, elle a pris cet aspect au XIXe siècle, lorsqu’un médecin italien a appliqué un revêtement de cire vernie sur ses os. Son corps est l’objet de plusieurs pèlerinages annuels, notamment dans l’espoir de guérir des enfants.
Le monastère a été cédé à la Révolution
Dans son histoire, l’église a plusieurs fois été reconstruite. Par les Franciscains au XVIe siècle, par exemple, qui ont aussi refait le cloître. Mais cet ensemble sera vendu à la Révolution, le monastère se transforme alors une exploitation viticole. Quant à l’abbatiale, elle est rachetée par les habitants.
Classée monument historique en 1980, elle recèle également d’innombrables pépites artistiques ou religieuses. Un accès privilégié à des trésors saints comme le reliquaire d’Armand Caillat ou des ex-voto. De grands artistes ont contribué à l’embellir par de magnifiques créations.
On pense à la superbe mosaïque du « Miracle des Roses » de Marc Chagall, aux statuettes de bronze de Giacometti ou encore aux vitraux d’Ubac et Bazaine. Un enrichissement qui est surtout intervenu avec sa restauration en 1969 sous le mécénat de la famille Maeght. On peut pareillement évoquer les remarquables retables des XVIe et XVIIe siècles. De quoi offrir à l’édifice une atmosphère unique.






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