Près de deux Français sur trois (64%) se déclarent opposés à une modification législative visant à abolir l’exécution provisoire pour un élu condamné en première instance, d’après un sondage Ifop dévoilé ce vendredi par Ouest-France, dans le sillage de la condamnation de Marine Le Pen dans le dossier des assistants parlementaires européens.
Parmi les sympathisants du Rassemblement national, 68% souhaitent pourtant la suppression de cette exécution immédiate décidée par la justice, alors qu’à l’échelle de l’ensemble de la population française, toutes orientations politiques confondues, seuls 36% y sont favorables.
Cette question pourrait prochainement être débattue au Parlement. Eric Ciotti, président des députés UDR à l’Assemblée nationale et allié du RN, a en effet annoncé que son groupe déposerait en juin une proposition de loi visant à « supprimer » l’exécution provisoire, à la suite de la condamnation prononcée lundi à l’encontre de Marine Le Pen, la rendant inéligible pour une durée de cinq ans, avec effet immédiat.
Sondage Ifop pour Ouest-France, mené via un questionnaire auto-administré en ligne les 2 et 3 avril auprès d’un échantillon de 1.500 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Marge d’erreur estimée entre 1,1 et 2,5 points.
(Avec AFP)






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