Longtemps éclipsée par celle de la frontière, la question du commissariat de Menton inquiète élus et syndicats. Le député Gabriel Tomatis (RN) comme Julien Hausknecht, le secrétaire général d’Alliance Police Nationale 06, alertent dans Menton-Presse sur d’urgents besoins de renforts. Et pas seulement.
À l’Est du département, la frontière et les flux migratoires ont régulièrement fait l’actualité. Au point, parfois, d’en oublier le commissariat, qui assure la sécurité du bassin mentonnais jusqu’à Beausoleil ? C’est en tout cas le constat dressé par Gabriel Tomatis. « On parlait beaucoup de la PAF (police aux frontières), mais pas assez de cette situation catastrophique. »

Le député évoque des « sous-effectifs criants » et une organisation devenue trop fragile pour répondre sereinement aux besoins du terrain. « La nuit, on ne peut même plus garantir plusieurs interventions en même temps. »
Effectifs en chute libre : pourquoi la police réclame des renforts en urgence
Un bilan partagé par le syndiqué Julien Hausknecht. Selon lui, le site ne compterait aujourd’hui plus que cinquante-trois policiers actifs, un chiffre qui pourrait encore reculer avec de prochains départs. « La sécurité publique est mise à mal sur ce secteur » alerte-t-il.
Pour le représentant syndical, il faudrait près de vingt agents supplémentaires pour redonner de l’oxygène au service. L’objectif serait de renforcer police-secours, de disposer d’un groupe d’appui et d’une unité anticriminalité, capable d’intervenir sur les plus grosses difficultés.

« À terme, je pense qu’on aura aussi besoin d’une BAC à Menton » appuie le député, en citant notamment la rixe survenue dans la cité du citron il y a quelques jours, et les trafics de stupéfiants.
Des locaux d’un autre temps : le quotidien difficile des équipes
A tout ceci s’ajoute l’état du bâtiment. « L’aspect matériel du commissariat est catastrophique » affirme Gabriel Tomatis. Pour celui qui est aussi conseiller municipal, l’exiguïté des locaux complique l’accueil des usagers, notamment au moment du dépôt de plainte. De quoi « tendre les relations entre victimes, mis en cause et fonctionnaires. »
Julien Hausknecht décrit de son côté « une maison de ville assez vétuste, de 1900 » confrontée à des inondations quand il pleut. « On brode, on essaie d’aménager les choses, mais sommes-nous réellement dans les normes aujourd’hui ? »
L’autre point noir, l’attractivité du territoire. Le coût de la vie, les loyers et la concurrence de Monaco compliquent les affectations. Gabriel Tomatis dit explorer la piste d’une prime inspirée de la région parisienne, ainsi que des facilités pour le logement.
Julien Hausknecht défend, lui, une « prime de vie chère » et un « pacte social ». « On vit comme à Paris, mais avec des salaires de province. Ce n’est plus possible. »





Je suis tout à fait en accord avec Monsieur le député du RN et si je peux le soutenir je le soutiendrai., la sécurité de notre Pays et une priorité.
Je suis tout à fait un accord pour ce qu’ils disent et si je peux le soutenir je les soutiendrai.