Municipales à Nice : 3 moments forts à retenir du débat des candidats sur France 3

Plus court, plus vif, plus nerveux… le nouveau débat des candidats à la mairie de Nice a été riche en échanges marquants. On fait le point

1. (Nouvelle) passe d’arme entre Kandel et Estrosi sur l’attentat du 14-juillet

Benoit Kandel ne veut pas se sortir du sordide.

Après avoir sous-entendu que Christian Estrosi avait une responsabilité dans l’attaque de la Promenade des Anglais en 2016, le candidat d’extrême droite (CNIP/DLF) a renouvelé le tacle, avec encore moins de finesse ce mercredi soir.

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“S’il y en a bien un qui ne va pas nous donner de leçon en matière de sécurité, c’est bien monsieur Estrosi, qui était l’adjoint à la sécurité le soir de l’attentat” a-t-il ainsi lâché.

“C’est honteux et indigne, vous n’êtes qu’un petit militaire” lui a répondu le maire.

“Vous avez été incompétent dans vos prérogatives policières pendant votre mandat (d’adjoint à la sécurité) a-t-il ajouté.

Pas avare de violentes mises en cause, Benoit Kandel avait déjà accusé fin janvier la Ville de Nice de “mettre en danger les Juifs” par des compromissions “avec l’islamisme radical”. Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) avait fermement démenti, avant de lui demander de ne plus s’exprimer au nom de cette communauté.

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2. Des visions radicalement opposées de la sécurité

“On est face à un constat d’échec” de l’équipe sortante, a taclé le candidat socialiste Patrick Allemand.

“De gros moyens ont été mis dans le tout-sécuritaire, et l’insécurité reste la préoccupation numéro une des Niçois. Les chiffres sont mauvais” a poursuivi celui qui veut davantage de budget “pour les éducateurs et les associations dans les quartiers.”

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“Les peurs et l’insécurité, elles sont créées aussi” a également dénoncé la candidate de gauche Mireille Damiano, à propos du manque de justice sociale et de l’enclavement de certains quartiers de la ville.

À l’opposé de ces deux visions, le maire sortant a défendu l’installation passée de 3.000 caméras de surveillance, sans toutefois vouloir créer “une société de fracture”. Il s’est une nouvelle fois prononcé en faveur de l’utilisation des systèmes de reconnaissance faciale.

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Philippe Vardon veut, lui, “embaucher cent nouveaux policiers municipaux, les mettre dans la rue, dans les quartiers”. Pour lui, la vidéo-protection “n’a pas empêché le trafic de drogue de se propager, les bandes de prendre le contrôle de l’avenue Jean-Médecin, ou l’attentat d’être commis.”

“Je serai sans faiblesse face à la racaille et aux islamistes” a-t-il martelé.

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Sur le sujet, le candidat écologiste Jean-Marc Governatori est apparu confus. Sur la question de la sécurité sanitaire, il a été le seul du tour de table a trouver “prématurée” l’annulation du Carnaval de Nice, alors que le Coronavirus a causé ses premiers morts en France et chez nos voisins italiens.

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Malgré sa place confortable dans les derniers sondages (deuxième du premier tour, autour de 14-15%), M. Governatori a fait office de candidat farfelu ce soir. Entrecoupées de bafouillages et de phrases sans chute, certaines sorties peu inspirées ont ainsi provoqué une légère gêne sur le plateau (“Monsieur Estrosi a dépassé l’âge pivot, il doit partir”…). Sa proposition de “potagéiser (sic)” Nice aura au moins eu le mérite de faire rire ses camarades de tablée. Sa confusion entre la construction d’un “périphérique” ou d’un “téléphérique” aux abords de la ville laisse également perplexe.

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3. La “gauche la plus bête du monde”?

La gauche a-t-elle pêché par orgueil en présentant deux listes distinctes, au risque de sortir du prochain conseil municipal? C’est à cette question qu’ont dû répondre Mireille Damiano de “Viva!” et Patrick Allemand de “Nice au Coeur”.

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La première a défendu “la démarche d’ouverture de sa liste” et “les grands principes (qu’elle n’a) pas voulu abandonner par électoralisme” — sans toutefois préciser lesquels.

Le second a rejeté toute responsabilité dans cette fracture, assurant qu’il n’avait pas fait de la question de la tête de liste “un préalable” (les communistes, notamment, sont partis chez “Viva!” par rejet de M. Allemand).

“C’est le sectarisme de certains qui a empêché l’union, ce qui est très dommage puisque nous aurions pu porter plusieurs projets ensemble” a encore regretté le candidat socialiste.

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