Avec une baisse spectaculaire des cambriolages et une hausse inquiétante des agressions, le visage de la criminalité à Nice s’est profondément transformé depuis dix ans. Découvrez ce que révèlent vraiment les dernières statistiques du ministère de l’Intérieur concernant votre sécurité dans la capitale azuréenne…

Votre visite à Nice : quel est vraiment le niveau de délinquance et d’insécurité ?

Serez-vous en sécurité si vous vous baladez de la Vieille-Ville, sur la Promenade des Anglais ou encore du côté de Libération ? Le thème de la délinquance a longuement agité la dernière élection municipale, ce sujet étant aujourd’hui l’une des préoccupations majeures des Niçois et des touristes.

La situation générale est meilleure qu’il y a dix ans

Depuis presque une décennie que le ministère de l’Intérieur publie ses chiffres en accès libre sur un outil dédié, on note une métamorphose inattendue de la criminalité à Nice. Le dernier bilan de la place Beauvau sur 2025 n’était pas très flatteur pour la commune. Mais le tableau n’est pas totalement sombre. La situation est ainsi bien meilleure qu’en 2016.

Comme le relève L’Internaute, on relevait 29.396 crimes et délits à l’époque. L’an passé, on descendait à 23.983, une chute de 18,4 %. En 2020, pendant le Covid-19, nous étions tombés à 21 730. Si le taux (67 pour 1000 habitants) a progressé depuis, nous sommes loin d’atteindre des proportions similaires à la fin des années 2010 (un pic à 85,8 ‰ en 2016).

Chute libre pour les vols et cambriolages

Un point positif donc. On se tourne aussi vers les vols et les cambriolages. Ces méfaits sont en chute libre sur la décennie passée (-42,4%). La déglingolade explique en partie la diminution de la délinquance, sachant que les larcins représentent un peu plus de quatre forfaits sur dix aujourd’hui.

Les autres indicateurs suivent une logique différente. Force est de constater que la violence grimpe, avec quasiment deux fois plus d’agressions actuellement (de 2781 cas en 2016 à 4132 en 2025). Ceci augmente à la fois dans l’espace public (de 4,3 victimes pour 1000 résidents en presque dix ans) et au sein des familles (de 2,9 ‰ à 4,6 ‰ sur la période observée).

La guerre contre la drogue provoque une explosion des affaires

Ces deux indicateurs sont les plus prégnants dans la capitale maralpine. Derrière, on a un autre aspect négatif particulièrement préoccupant sur le pourtour méditerranéen : le narcotrafic. Là aussi, le nombre de mis en cause, que ce soit pour de la vente ou pour de la consommation, a doublé depuis 2023.

Il y avait un peu de mieux suite à la pandémie, mais les dernières années ont marqué un tournant. Ce qui est d’ailleurs lié au discours national et à cet enjeu majeur qu’est maintenant le trafic de drogues.

Dans le top 700 des municipalités « les plus dangereuses » en 2016 (604e), Nice a largement été rétrogradée depuis. Au dernier « classement du pire », elle se situait au 2240e rang. Signe d’une amélioration réelle.

Partagez cette info

Diplômé de l'EFJ, Gwendal Chabas décrypte l'actualité de proximité pour Nice-Presse depuis 2022. Expert des rubriques « Vie locale » et « Sorties », il couvre les dynamiques urbaines et culturelles de Nice et de Menton. Particulièrement investi dans le journalisme de terrain et le lien avec les lecteurs, il est signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires