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Ramadan, Al-Qardaoui: défendus à Nice hier, combattus par le gouvernement aujourd’hui

Certaines personnalités aujourd’hui au coeur de la lutte du gouvernement contre le séparatisme islamiste ont longtemps été soutenues dans notre ville, alors même que leurs dangereuses positions étaient de notoriété publique, dénoncées de la Ligue des Droits de l’Homme au RN.

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Ils sont dans le viseur du gouvernement… après avoir été accueillis avec un tapis rouge par certaines associations niçoises. Comment justifier la dissolution du CCIF, le “Collectif contre l’islamophobie en France”? Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, cité par Libération, évoque, notamment, sa proximité avec le très controversé Hani Ramadan.

Vous ne connaissez pas le bonhomme? Son CV est pourtant gratiné. Descendant de l’un des fondateurs de l’organisation Frères musulmans, il a tenu des propos pour le moins “polémiques” en 2002 sur la lapidation des femmes adultères, qui serait une forme de “purification voulue par Dieu” et sur la Sida, qui, lui, serait une punition divine des homosexuels.

Plus de risque de l’entendre sévir en France : depuis 2017, il est interdit de territoire “pour menace de l’ordre public”. Un an avant, il était pourtant reçu à Nice pour y tenir une conférence.

“Hani Ramadan a été invité à plusieurs reprises par l’association de l’imam Otmane Aissaoui, branche locale de l’UOIF, tout comme par l’imam du quartier des Moulins Abdelkader Sadouni, dithyrambique à son égard” dénonce aujourd’hui l’élu RN Philippe Vardon.

Il y a quatre ans, la Ligue des Droits de l’Homme avait également vivement critiqué sa présence dans notre ville, lui qui aurait dépassé “le respect le plus élémentaire de l’intégrité humaine”.

La décision du ministère de l’Intérieur concernant le CCIF a donné des billes au RN niçois pour dénoncer, une fois de plus, la passivité supposée avec lesquels certains prédicateurs ont été accueillis dans notre ville. Principal artisan de cette mansuétude pour le conseiller municipal frontiste Philippe Vardon? “L’imam niçois Otmane Aissaoui”, par ailleurs chargé par la mairie de Nice de rédiger “des propositions” contre le séparatisme.

Lire aussi > INTERVIEW. “Les musulmans de Nice vivent un climat très inquiétant” regrette Otmane Aissaoui, recteur de la Grande mosquée

Ce dernier a déjà été interrogé dans le magazine La Vie sur son soutien à Youssef Al-Qardaoui, qu’il qualifie à cette occasion “d’autorité théologique reconnue par des millions de musulmans, même s’il peut prendre des positions politiques que je n’accepte pas”.

Problème, “Qardaoui s’est davantage illustré, ces dernières années, par des prêches douteux – notamment antisémites, que par ses réflexions théologiques” notent nos confrères de Jeune Afrique dès 2014.

Qardaoui, pour l’assassinat des gays?

Ses positions douteuses sur le terrorisme sont aussi connues, tout comme celles sur les violences conjugales, la polygamie, ou encore les homosexuels  :“une perversion de la nature, une plongée dans le cloaque de la saleté, un péché répugnant. Par quel moyen les tuer ? Est-ce avec un sabre ou le feu, ou en les jetant du haut d’un mur ? Cette sévérité qui semblerait inhumaine n’est qu’un moyen pour épurer la société islamique de ces êtres nocifs qui ne conduisent qu’à la perte de l’humanité” écrit-il dans son livre Le Licite et l’Illicite en islam.

Un mandat d’arrêt international a été lancé contre lui par Interpol en 2016 et l’individu serait considéré par Emmanuel Macron comme l’un des principaux responsables de la montée du séparatisme islamiste en France.

On connaît donc plus respectable, comme “autorité théologique”. 

La position de la Ville de Nice

Comment expliquer qu’un imam qui dit “travailler main dans la main avec la mairie” puisse dans le même temps légitimer des personnalités aussi controversées que Qardaoui ou Ramadan? “Des fréquentations du passé” balaie à propos de ce dernier Anthony Borré, premier adjoint au maire chargé de la Sécurité, dans Nice-Matindénonçant “les amalgames insupportables” du RN.

De même, pourquoi Dieudonné a-t-il pu être banni avec succès de Nice depuis plusieurs années, alors qu’Hani Ramadan pouvait y tenir des conférences, bien après avoir commis sa tribune sur la lapidation des femmes?

Impossible pour la Ville de Nice, manifestement, de pénaliser des propos avant qu’ils ne soient prononcés, puisque la teneur des conférences de M. Ramadan ne sont pas connues à l’avance. “Nous défendons la liberté d’expression” soulignait encore Anthony Borré dans un interview accordé à Nice-Presse le 25 octobre dernier.

Lire > INTERVIEW. Anthony Borré (LR): “Nice a combattu très tôt et très fort l’islamisme radical”

“On peut empêcher par exemple Dieudonné de se produire dans des structures publiques. Mais nous n’avons pas le pouvoir de tout réglementer dans ce qui relève du privé” avait-il complété, tout en assurant que “quand certaines personnes, sous couvert d’humour, de philosophie ou de travaux universitaires viennent prôner la haine après de multiples condamnations, nous faisons tout pour qu’ils ne viennent pas se produire ici. C’est le cas de Dieudonné à travers des arrêtés, des contentieux juridiques.”

Photo : Jacques Paquier

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