Du tunnel de Fabron au centre omnisports Pasteur, en passant par l’angle de l’axe Raimbaldi-Lépante, le street-art a bien gagné les murs de Nice. Des projets artistiques que l’on peut découvrir au fil de balades…
Les street-artistes à Nice comme chez eux ! Ces toutes dernières années, ils sont régulièrement sollicités pour des projets urbains et des réhabilitions de lieux parfois oubliés ou laissés à l’abandon. Il faut aussi ajouter que ces dessins sont très souvent sélectionnés dans le cadre de conseils de territoire, sur demande-même des riverains.
Des œuvres à travers toute la ville
Dans la capitale maralpine, il n’est pas rare, au détour d’une rue, d’un immeuble ou d’une enceinte sportive, de croiser ces œuvres uniques. Elles peuvent d’ailleurs faire l’objet d’une déambulation à travers la localité, en commençant par le tunnel de Fabron.
Revalorisé à la demande des habitants du quartier, il a particulièrement inspiré notamment Eric Garence et César Malfi, qui ont réalisé une partie de la majestueuse fresque en 2021. On peut ainsi y admirer les sites culturels du secteur : l’abbaye de Roseland, le palais de Marbre et le musée d’Art Naïf, le tout sous la forme de cartes postales peintes.
César Malfi, la star locale
Prenez aussi la direction du centre omnisports Pasteur, sur le territoire des Rives du Paillon, non loin du monastère de Cimiez. Ici, vous tomberez sur une cloison de 30 mètres de long et de 2,11 mètres de haut entièrement revisitée par César Malfi. Sa création, « Humanité », entend transmettre des valeurs liées au sport et à l’enseignement.
On y voit des visages de dieux, à l’image de la déesse Victoria — pour les femmes victorieuses — d’Hercules pour le sport et de Socrate pour le savoir. Le jeune créateur est aussi responsable de Lou Bari, un mur d’expression avec des tableaux éphémères dévoilés devant la salle du spectacle Stockfish. Son travail s’admire aussi le long de bâtiments privés, comme par exemple au Château de Crémat (illustration de l’article).
À l’Ouest de la commune, deux projets majeurs sont récemment venus compléter le paysage. On peut les observer sur l’avenue Sainte-Marguerite, sous la voie rapide. Sur le thème de la mer, ces réalisations laissent apparaître une raie, une gigantesque baleine et des méduses. On envie d’ailleurs leurs dimensions généreuses d’environ 14 mètres sur 4, de grands témoins de la biodiversité marine et de sa fragilité.
2025 mêle street-art et année de la mer
Dans ce même domaine, la curiosité vous mènera sur le chemin de la dizaine de compteurs électriques sublimés par les pochoirs astucieusement colorés de Romain Renaud (alias Artmor1). Animaux marins, bateaux… Tout cela est en lien avec la Conférence des Nations-Unies sur l’Océan.
Au croisement de la rue Lépante et du boulevard Raimbaldi, on peut contempler, et se faire duper, par l’impressionnant trompe-l’œil sur un mur de 12 mètres par 12 qui rend hommage à des personnalités niçoises.
On le doit à Patrick Commecy et sa société A Fresco, et il représente huit figures : Benjamin Vautier - ou Ben - Suzanne Lenglen, Giuseppe Garibaldi, René Cassin, Jeanne Augier, Romain Gary, Simone Veil et Henri Matisse.
N’oublions pas non plus d’évoquer le 109, lieu culturel d’importance, avec ses fresques sur d’innombrables thématiques, que l’on doit entre autres à l’association Whole Street, hébergée ici depuis 2023.





