Nice. Policier suspendu, pressions: De nouveaux rebondissements dans l’affaire Geneviève Legay

Médecin agressé Moulins Nice
Photo : Mic

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Un policier azuréen, accusé d’avoir renseigné Mediapart, a été suspendu. Une journaliste du média d’investigation dénonce des pressions après avoir convoqué quatre fois par l’IGPN. L’avocat de Mme. Legay a déposé deux nouvelles plaintes, dont une contre l’ancien procureur de Nice.

JUSTICE – Un policier niçois a été suspendu pour des faits de “violation et recel du secret professionnel”, comme le relevaient BFMTV et l’AFP le 29 mai dernier. Il est soupçonné d’avoir transmis des informations au média d’enquêtes Mediapart au sujet de l’affaire entourant les violences commises contre une manifestante de 73 ans, Geneviève Legay, à Nice en 2019.

Ce jour là, cette militante d’Attac avait été grièvement blessée durant une charge de police lors d’une manifestation en soutien aux gilets jaunes, pourtant interdite, sur la place Garibaldi.

Le procureur de Nice, Jean-Michel Prêtre, avait d’abord démenti tout “contact” physique entre la victime et les forces de l’ordre, des propos qui avaient été repris par le président de la République Emmanuel Macron.

Le magistrat, déjà controversé, avait par la suite reconnu qu’elle avait été poussée par un policier, et qu’il avait ajusté sa version pour ne pas embarrasser le gouvernement. Il a été muté à Lyon depuis, ville dans laquelle l’affaire a été dépaysée.

Il est donc reproché à un policier de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) d’avoir transmis des renseignements à Mediapart, qui auraient été de nature à démontrer l’implication des forces de l’ordre dans les blessures infligées à Mme. Legay.

 

Mais ce n’est pas la seule conséquence de ces révélations. Pascale Pascariello, la journaliste de Mediapart ayant enquêté sur l’affaire, a été convoquée quatre fois en 18 mois par l’IGPN (Inspection générale de la Police nationale) pour répondre à des questions concernant… ses sources.

La reporter dénonce “un climat de pression sur notre profession et d’intimidation vis-à-vis de nos sources”. Cette “convocation pose des problèmes juridiques fondamentaux” et pourrait être “un contournement du droit de la presse.”

Sa rédaction a également pointé “une chasse aux sources des journalistes qui s’inscrit au fil des mois dans une récurrence de plus en plus inquiétante.”

Pascale Pascariello a précisé avoir refusé de répondre aux questions des enquêteurs.

Deux nouvelles plaintes viennent d’être déposées par Maître Arié Alimi, l’avocat de Geneviève Legay, afin de relancer l’enquête : la première plainte qui avait été déposée juste après les faits n’avait pas connu de suite.

Les deux nouvelles visent une dissimulation de preuves et une violation du secret de l’enquête.

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