«Nous n’en pouvons plus des délires et de l’obésité de l’État» dénonce David Lisnard, maire LR de Cannes

David Lisnard coronavirus
Photo : Jean Francois Fournier

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Dans un long entretien accordé à «Valeurs actuelles», le maire de Cannes tire les premiers enseignements de la crise sanitaire, dénonçant le poids de la bureaucratie et le manque de vision de l’État.

POLITIQUE — «Nous n’en pouvons plus des délires administratifs» s’emporte David Lisnard auprès de nos confrères de «Valeurs». Le décret de primes aux personnels soignants paru le 15 mai est «surréaliste» pointe, notamment, le maire de Cannes. Les soignants de l’hôpital de sa ville, pourtant «particulièrement engagés dans la crise du Covid-19» n’en bénéficieront pas: «Cette décision est injuste, incompréhensible et nous parait inadmissible.»

«De toute évidence cette crise est un révélateur du caractère désuet et inadapté de l’organisation générale des pouvoirs publics en France et notamment de l’Etat. Le régalien pâtit toujours de l’obésité étatique» enfonce-t-il.

Pour M. Lisnard, il y aurait eu, tout au long de la gestion de l’épidémie «une grande distorsion entre la politique nationale menée, sa communication et le manque de suivi accordé aux décisions.» Beaucoup d’annonces, si peu suivies d’effets.

«Les grandes annonces prises dans l’impréparation, ce n’est pas tenable dans une crise de cette ampleur. Les injonctions contradictoires de l’Etat ne sont pas nées avec la crise mais elles sont apparues de manières plus aigues.»

L’édile azuréen reproche également à Paris les rappels à l’ordre qui ont pu être adressés aux élus de terrain : «Notre mobilisation a été forte. (…) Que le gouvernement cherche à faire la leçon aux maires qui sont mobilisés au moment du manquement des masques, ce fut encore une fois, surréaliste.» 

«On marche sur la tête. Nous n’avons fort heureusement pas trop écouté ce que l’on disait alors et qui changeait tous les trois jours pour les masques, les écoles.»

Pointant une «ignorance des problématiques de terrain», David Lisnard s’étonne «qu’on ne nous présente toujours pas plusieurs scénarios et protocoles de réouverture (des évènements publics) selon l’évolution possible du contexte épidémiologique.»

«Nous sommes sinistrés»

«Cannes est la première ville de France hors de Paris, dans l’organisation d’événements pour les professionnels. L’arrêt de l’activité touristique, c’est le gel d’un pan essentiel de notre activité économique. Nous sommes totalement sinistrés et nous avons besoin de perspectives (…). Ce manque d’anticipation, encore une fois, me sidère.»

Au rang des solutions, toujours dans cet entretien, le maire de Cannes a proposé il y a quelques jours à Edouard Philippe que le montant des infractions du confinement perçu par l’Etat soit affecté aux hôpitaux et aux communes.

«Entre le 17 mars et le 12 mai, la police municipale de Cannes a dressé des milliers de procès-verbaux pour non-respect des règles de confinement, pour la somme de plus de 655 000 euros reversée à l’Etat.»

Source : «Valeurs Actuelles»

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