Blottie entre les Alpes-Maritimes et l’Italie, Menton est une destination de choix pour les vacances. Trop ? C’est ce que sous-entend cette enquête menée par l’entreprise « Ville de rêve », à travers son « Touriscore ».
Votre commune est-elle victime du surtourisme ? En cette période estivale, c’est la question que beaucoup se posent.
La contestation est prégnante dans les grandes aires urbaines européennes. Sur la Côte d’Azur, les autorités tentent de maintenir la situation suffisamment vivable à travers certaines mesures. Dans la Métropole niçoise et à Cannes, on pense, entre autres, à la limitation des paquebots de croisière.
Une méthode payante ? Il faudra attendre avant d’en constater les effets. Mais pour l’instant, les deux territoires précédemment cités sont à la peine sur ce sujet, comme le montre le résultat de l’étude du site « Ville de rêve ». Une enquête qui épingle d’autres localités azuréennes, à commencer par Menton.
Comment arrive-t-elle à cette conclusion ? Grâce à son « Touriscore », comparable dans l’idée au « Nutriscore », que l’on retrouve sur les produits de nos supermarchés, ou au diagnostic de performance énergétique (DPE). Un outil construit sur quatre indicateurs.
Il analyse le taux de meublés touristiques dans le centre-ville, le nombre de petits logements sur Airbnb, les loueurs professionnels - ceux qui disposent de plusieurs biens - ainsi que du total de bars et de restaurants. Ces derniers seraient synonymes de nuisances (un point qui peut être contesté).
« Forte pression touristique » à Menton
Pour Menton, qui obtient un peu glorieux « D », la situation est délicate. La note « témoigne d’une forte pression touristique et de fortes nuisances pour les habitants », résume la startup. Il faut dire que le champ de l’évaluation va de « A » à « E ». Nous serions donc proches du pire.
Elle subit de plein fouet la présence des locations de meublés touristiques. Ces annonces sur les plateformes représentent 29.8% des transactions immobilières récentes, souligne le rapport. Au kilomètre carré, cela nous donne 727 appartements en location courte durée dans le centre de la commune (E).
Et les propositions sont de plus en plus nombreuses, car on en recense 1.087 de plus entre 2021 et 2025. On ajoutera que près d’un tiers des bailleurs mentonnais (30%), possèdent plusieurs résidences, au moins trois, qu’ils inscrivent sur Airbnb ou d’autres sites similaires.
On peut y ajouter les 217 bars et restaurants par km² dans le centre-ville, un total loin d’être idéal selon l’entreprise à l’origine de ce travail (C). Il faut aussi rappeler la hausse des loyers de 7,9% - pour les studios et les T1 - de 2022 à 2024. Une augmentation qui peut être liée à la complexification de la recherche d’une habitation, notamment à cause de la forte proportion des meublés touristiques.
Bonne nouvelle néanmoins, le rapport entre les annonces pour ces biens et celles des logements longue durée, bien que largement à l’avantage des premières (77%), est noté « A ». Cependant, une réduction de 50% du nombre de locations Airbnb permettrait de loger 620 habitants supplémentaires.



Je connais bien Menton pour y venir chaque année depuis 2016.
Je constate effectivement un surtourisme qui enlève tout le charme de cette ville qui pour moi » a perdu son âme ».
Je cherche maintenant les créneaux rares dans l’année pour venir chez mes amis …Quel dommage ! C’était si agréable…