VIDÉO. «J’ai le devoir de répondre aux plaintes déposées contre moi» reconnaît le ministre de la Santé Olivier Véran

Olivier Véran ministre de la Santé
Photo : DR/Gouvernement

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Le ministre de la Santé a réagi aux plaintes déposées contre lui pour «homicide involontaire» et «mise en danger de la vie d’autrui» dans une interview accordée à Konbini 

CRISE SANITAIRE — «Ce n’est pas nouveau que les gens cherchent un coupable». Sans donner l’impression d’être particulièrement inquiet, Olivier Véran répondait ce week-end aux questions de Konbini sur sa gestion de la crise sanitaire.
Pénurie de masques, de tests de dépistages du nouveau coronavirus, maintien du premier tour des municipales… les décisions (ou les absences de décision) du gouvernement ont soulevé contre lui de nombreux griefs. A‑t-il tardé a réagir? Savait-il que la vague arrivait, comme l’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn l’a affirmé dans «Le Monde»? Depuis plusieurs semaines, les annonces de poursuites pleuvent.
Selon les informations de Mediapart, 61 plaintes visant des ministres ont déjà été déposées auprès de la Cour de justice de la République.
«Je ne suis pas sûr qu’un phénomène naturel comme une épidémie fasse appel forcément à des culpabilités humaines» a expliqué M. Véran.
«Maintenant il y a des interrogations, les gens ont le droit de déposer des plaintes et j’ai le devoir d’y répondre. C’est comme ça.»
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À la question «le discours sur les masques a‑t-il évolué selon les stocks?», le ministre de la Santé a répondu «Non, sincèrement non» :  «Je comprends la question et je comprends que les gens s’interrogent. Mais quand on regarde les recommandations scientifiques sanitaires françaises et internationales jusqu’au 1er avril, on n’avait vraiment pas grand-chose.»

«Ça faisait dix ans qu’on avait des recommandations scientifiques qui nous disaient qu’en cas d’épidémie grippale le port du masque en population générale n’était pas utile»

Concernant un rapport de 2018 qui alertait sur une possible pénurie de masques, le ministre a reconnu que les «stocks ont été détruits sans être forcément renouvelés. Cela pose des questions. On va tirer tout cela au clair progressivement.» 
Avant de conclure sur ce volet : «J’aurais préféré avoir un milliard de masques en stocks. On a fait ce qu’on a pu pour pour protéger les soignants, ça a été compliqué.»

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