Contre la crise du logement, le nouveau maire n’a pas pris d’engagements spectaculaires au cours de la campagne. La mesure phare, un « plan de sauvetage », concerne les HLM, soit 14 % des biens. Côté privé, Éric Ciotti s’est engagé pour une baisse de la taxe foncière et pour des règles plus souples en matière de locations touristiques.
À Nice, ces sujets sont d’une importance capitale, alors que le logement est presque hors de prix. La nouvelle équipe municipale n’aura pas trop de sept ans pour s’attaquer à ce problème connu de tous. Que prévoient Éric Ciotti et ses adjoints ?
Dans son programme, le nouveau maire fait plusieurs annonces. La plus remarquée étant la baisse annoncée de la taxe foncière, de « 19 % dès cette année ». On retient aussi cet audit des biens de la Ville et de la Métropole pour identifier ceux qui seraient sous-utilisés, voire vacants. Ces bureaux seraient alors transformés en habitations.
500 millions d’euros pour rénover les HLM
Mais la principale à retenir serait ce « plan de sauvetage des HLM », car « l’état de délabrement de certains immeubles de Côte d’Azur Habitat est une honte », estime la collectivité. Une vaste rénovation est évoquée, à hauteur de 500 millions d’euros. Une somme financée sur le papier, au fil des années, par la vente de biens situés en dehors de la métropole.
On retient aussi le lancement d’un service dédié aux grandes copropriétés afin de faciliter les démarches. Il est enfin question de prioriser l’accès aux HLM pour les actifs (policiers, soignants, salariés…) et de faciliter leur vente pour les occupants volontaires.
Airbnb : la fin de la guerre ?
Pour la location saisonnière, Éric Ciotti compte instaurer un « moratoire réglementaire », pour « mettre sur pause les nouvelles contraintes administratives ». Son ambition étant de simplifier les obligations et de garantir un cadre « compréhensible, applicable et juridiquement solide ». Dans l’intervalle « un audit sera commandé pour sécuriser les mesures municipales ».
Ces dernières années, plusieurs recours de lobbies du secteur ont réussi à faire annuler des dispositifs communaux jugés trop sévères au regard de la loi.
Autre évolution, un statut de « loueur occasionnel » histoire de rendre le procédé moins lourd pour les propriétaires, qui seraient aidés par des déclarations simplifiées à effectuer sur le web. En cas de manquements (fraude avérée ou nuisances), des contrôles ciblés auraient lieu.
C’est uniquement contre « les abus professionnels » que de vrais freins seraient employés. Dans le détail, on ne sait pas encore bien comment. Il est question de croiser les données administratives pour contrôler ceux qui « se livrent à la spéculation ». Avec l’objectif de « remettre ces logements sur le marché pour les habitants ». On est loin, donc, des postures belliqueuses (et contestées) adoptées sous Christian Estrosi contre Airbnb.



D’accord avec Rousseau (que j’aime d’ailleurs autant que Voltaire…) : la nouvelle municipalité déroule le tapis rouge à Airbnb, qui détourne l’usage classique et tolérable de la location saisonnière pour en faire une jungle génératrice d’abus et de nuisances qui pourrissent la vie des habitants sédentaires et assèchent le marché potentiel locatif normal.
Donc si ont comprend bien votre commentaire la location de meublés pour les touristes va être facilitée au détriment des locataires de la ville qui cherchent désespérément un logement pour le vie. Un scandale que vous évitez de commenter Ciotti préfère payer le taxe pour insuffisance de logements sociaux. Alors que ces millions d’euros devraient servirent à construire. Donc Open bar pour les riches propriétaires (qui pour certains ne déclarent pas toutes leurs locations) au détriment de ceux qui rament pour se loger. Estrosi viré et le festin continue avec Ciotti.
jaloux
;)) y en a beaucoup des jaloux à Nice ! Tant pis pour eux !