Pour les Sudistes, le jardin, c’est aussi un art des vivre. Plus qu’ailleurs, ils n’hésitent pas à réaliser de gros investissements pour entretenir leurs extérieurs, des espaces « essentiels à leur bien-être », relève une nouvelle étude.

Qu’ils aient ou non la main verte, l’amour est dans le jardin pour les habitants de Provence-Alpes-Côte d’Azur ! C’est en tous les cas ce que démontre un baromètre BigMat, réalisé sur la base de sondages menés par l’institut OpinionWay en juillet. Cette étude s’intéresse à la manière dont les Français vivent, préservent et investissent dans leurs terrains.

Premier point à noter, la pandémie a fait évoluer le regard porté sur nos extérieurs. Aujourd’hui, ils sont considérés comme de véritables prolongements de nos pièces de vie, tout aussi importants donc, par 84% de nos concitoyens. Ce qui est particulièrement vrai en région Sud.

9 personnes sur 10 estiment qu’avoir un jardin est « essentiel »

Dans ce coin de l’Hexagone, 74% des résidents déclarent que la période du Covid-19 leur a fait redécouvrir l’importance d’un éden. Ils sont même 89% à le juger « essentiel à leur bien-être« . C’est deux points de plus que la moyenne du pays. Ils estiment aussi, pour 79% d’entre eux, qu’il est un vecteur de lien social.

La présence d’un espace de verdure est presque devenue indispensable, au point que 61% des personnes interrogées affirment avoir déjà renoncé à un bien immobilier qui n’en disposait pas. Ce n’est donc pas anodin si l’on constate que 86% de la population du Sud-Est en a un, contre 83% pour le reste de la France.

Certains dépensent sans compter

Et les habitants y tiennent. Ils sont 20% à dépenser plus de 1000 euros par an pour l’entretenir. À titre de comparaison, ce chiffre tombe à 15% au niveau national. En général, la somme annuelle consacrée à perpétuer et à embellir sa pelouse et ses plantes est de 706 euros en Provence-Alpes-Côte d’Azur, contre 540 euros ailleurs !

Parmi les aspirations des résidents de la région, nous avons la réduction de la consommation d’eau (55%), la modernisation des infrastructures (44%), la création d’un coin détente (41%) ou encore l’optimisation des rangements (41%). Mais elles sont, pour une grosse majorité d’entre elles (70%), freinées par des contraintes économiques.

Facteur d’inégalités

Si le Sud-Est consacre 1.828 euros chaque année à ses projets d’aménagements (ponctuels), il voit le reste des Français débourser 2.120 euros. Dans notre territoire, ils sont tout de même 40% à mobiliser entre 1.000 et 4.999 euros pour leur petit parc. Car créer et conserver un jardin en bon état a un coût, ce qui nous amène à l’autre problématique soulevée par cette enquête.

Posséder un potager et des parterres de fleurs est ainsi considéré par 89% des sondés comme un privilège. 78% estiment que tout le monde devrait y avoir accès, et 69% voient cela comme un facteur d’inégalités sociales.

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Diplômé de l'EFJ, Gwendal Chabas décrypte l'actualité de proximité pour Nice-Presse depuis 2022. Expert des rubriques « Vie locale » et « Sorties », il couvre les dynamiques urbaines et culturelles de Nice et de Menton. Particulièrement investi dans le journalisme de terrain et le lien avec les lecteurs, il est signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction.

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