Pollution de l’air : Nice et Marseille pires villes de France, selon Greenpeace

Réduction de la place de la voiture et des véhicules polluants, aides financières à la transition des modes de déplacement, développement du vélo, niveau des transports en commun : les deux grandes villes du Sud seraient très loin du compte, d’après un nouveau rapport. 
Arno Smit

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ENVIRONNEMENT — En France, il y a les «bonnes élèves» : Paris, Grenoble et Strasbourg sont les grandes villes les plus actives dans la lutte contre la pollution de l’air due aux transports.
Et puis il y Montpellier, Nice et Marseille, qui accusent un très lourd retard.

Greenpeace, le réseau action climat (RAC) et l’Unicef France, agence de l’ONU consacrée à la protection de l’enfance, ont établi ce classement publié mardi des 12 principales agglomérations de France en compilant les politiques engagées sur 17 points, répartis en six «enjeux clé» : «sortie des véhicules polluants, réduction de la place de la voiture, aides financières à la transition des modes de déplacement, développement du vélo, développement des transports en commun, mesures spécifiques pour les enfants».

«Accumuler du retard au lieu d’accélérer la transition serait irresponsable»

Bien qu’il n’y ait «aucune ville exemplaire», le rapport salue les efforts de certaines grandes villes en «en bonne voie», dont Paris fait figure d’exemple.
Lyon, Nantes, Bordeaux et Lille à égalité, Rennes puis Toulouse sont accusées d’être «encore timides» dans leur action contre la pollution.

La situation est plus alarmante pour la capitale azuréenne.

Greenpeace souligne un «bon point» pour Nice : «la mise en place d’aides à l’achat d’un vélo ou d’un véhicule électrique pour les particuliers» ainsi que «le nouveau tramway (qui) devrait augmenter la fréquentation moyenne des transports en commun».

Cela dit, la ville resterait «faible» sur un certain nombre d’enjeux clés, notamment en comparaison d’autres grandes agglomérations : «un projet de zones à faibles émissions encore flou, des initiatives encore timides pour réduire l’emprise de l’automobile dans l’espace urbain, le budget vélo/habitant/an très bas, etc».

À quelques mois des municipales, les ONG espèrent «interpeller les candidats» et «informer les électeurs» sur ces questions, souligne Greenpeace.
Avant d’ajouter que «les villes ont les compétences et accumuler du retard au lieu d’accélérer la transition serait irresponsable».

Photo : Arno Smit

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