Chaque jour, trois lignes maritimes régulières assurent le voyage entre Toulon, La Seyne-sur-Mer et Saint-Mandrier. Sur l’année écoulée, leur fréquentation a explosé.
Un service en plein boom dans la métropole toulonnaise. Vous-même avez-vous peut-être déjà emprunté ce moyen de locomotion pas comme les autres. Le Réseau Mistral, la régie responsable des transports en commun à Toulon, propose un service en plein essor ces derniers mois.
Les bateaux-bus assurent au quotidien la liaison entre la capitale varoise et ses voisines. Trois lignes régulières existent à ce jour. La principale est la 8M, qui vous propose d’aller jusqu’à La Seyne-sur-Mer, et inversement. La 18M vous emmènera aux Sablettes, un trait d’union avec Saint-Mandrier, la troisième destination de ces voies maritimes (28M).
2 millions de voyageurs en un an
Une manière de se déplacer qui a séduit les voyageurs. En un an, il a accueilli deux millions de personnes, un record, comme le précisent nos confrères du Var Information. Un signe que le développement de ces navettes sous la direction RATP Dev, qui a obtenu en mai 2023 la délégation de service public, porte ses fruits.
La 8M, notamment, a vu son offre augmenter, avec une fréquence désormais autour des 20 minutes. Ajoutons à cela que des nouveautés vont arriver ou sont en cours de réflexion. Déjà expérimentée l’été dernier, la ligne 38M entre le centre-ville de La Seyne-sur-Mer et les Sablettes devrait revenir. Une autre voie reliant le port d’Hyères jusqu’à la Capte va être inaugurée lors de la belle saison 2025.
12 bateaux composent la flotte, « deux nouveaux en 2028 »
Au total, douze bateaux sont chargés d’effectuer les 200 rotations journalières, un nombre descendant à huit l’hiver. Le plus ancien a fêté ses 47 ans, quand les deux plus récents, des hybrides, datent de 2014. À l’horizon 2028, deux nouveaux navires, plus adaptés, doivent venir remplacer une partie de la flotte. Ils disposeront spécialement de plus d’espaces pour les vélos et les trottinettes.
Une montée en puissance permise entre autres car les aléas du transport maritimes sont moindres en comparaison aux services terrestres (tramway, bus…). À tel point qu’en dix ans, le réseau maritime toulonnais n’aura été à l’arrêt qu’une seule fois, deux jours lors des récentes intempéries ayant touché le Var, avec des vents très violents.
Il faut toutefois préciser qu’un kilomètre en bateau coûte cinq fois plus cher que le bus. D’où la nécessité d’avoir une vision à long terme lorsqu’on construit une embarcation, à l’image du Lou Pichoun, la dernière arrivée de la compagnie.






En quoi ce succès est-il surprenant ?
Évidemment que beaucoup de voyageurs apprécient d’être sur l’eau !