L’été 2023 a battu tous les records. Après la canicule de 2003, les Alpes-Maritimes et l’ensemble de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur n’auront pas été épargnés par les fortes chaleurs.
Le réchauffement climatique s’est bien fait ressentir en 2023, avec des épisodes caniculaires exceptionnels dans notre région. Météo France a d’ailleurs révélé, il s’agit de la « deuxième année la plus chaude de son histoire », avec + 1,2°C par rapport à la moyenne établie depuis les années 90.
Des records battus dans les Alpes-Maritimes…

Souvenez-vous. L’été dernier, trois gros épisodes de chaleur étaient enregistrés : au début et à la fin du mois de juillet, ainsi que du 12 au 25 août. Plus intense, cette dernière est même inédite en Provence-Alpes-Côte d’Azur selon les météorologistes, après la canicule survenue en 2003.
Des records ont ainsi été battus, comme les 30,4°C atteints à Menton durant la nuit du 23 août.
D’autres communes des Alpes-Maritimes n’ont elles aussi pas été épargnées par les fortes chaleurs : à Nice, 28,6°C ont été enregistrés dans la nuit du lundi au mardi 22 août. Des nuits tropicales qui ont même contraint Météo France à placer le département en vigilance orange canicule.
L’hôpital de la capitale azuréenne, qui dispose du plus grand service d’urgences adultes de France, aura malheureusement connu une hausse de 10 à 15 % de patients en raison de cette vague de chaleur.
… et dans toute la région !

Encore ce fameux 22 août, 42,7°C se sont affichés au thermomètre à Orange, et 35°C à Salon-de-Provence. Dès le lendemain, plusieurs départements français étaient placés en vigilance rouge, dont le Vaucluse en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le Luc, au-dessus du golfe de Saint-Tropez, a subi les 40°C ce même jour.
Des conditions aux conséquences désastreuses, puisque la canicule engendre une hausse de l’ozone, et donc une dégradation de la qualité de l’air, en particulier dans le quart sud-est de la France. Des incendies ont aussi été déclarés, comme à Crots, dans les Hautes-Alpes, où près de 40 hectares sont partis en fumée le mercredi 23 août.
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Comme s’en inquiètent les météorologistes et les politiciens, jamais le dispositif de vigilance rouge n’avait été activé « aussi tardivement », déclarait Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique.
Des chaleurs étouffantes qui pourraient aller de mal en pis, au vu des prédictions des experts du climat. Ces derniers indiquent que, plus les épisodes de canicule se répètent, plus ils sont synonymes d’un réchauffement global de la planète. Des perspectives peu réjouissantes, mais nécessaires pour l’adaptation progressive des populations.



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