Elevé dans une famille de droite traditionnelle, tendance Chirac puis Sarkozy, Romain Tonussi, 28 ans, nouveau député de la 8e circonscription des Bouches-du-Rhône, a basculé dans le camp du Rassemblement national après les attentats de Paris et de Nice de 2015 et 2016.
« C’étaient les seuls qui parlaient de fermer les frontières contre le terrorisme islamiste », soutient-il auprès de l’AFP quelques jours avant sa victoire, sur le fil, au second tour des législatives avec 50,24% face au député sortant de la majorité présidentielle, Jean-Marc Zulesi (49,76%).
Né le 9 avril 1996 à Istres (Bouches-du-Rhône), Marc Tonussi, 28 ans, fait sa scolarité dans la petite ville voisine de Miramas, puis ses études à Aix-en-Provence.
Pendant qu’il travaille pour décrocher un DUT en gestion, logistique et transports puis un master en management des administrations publiques et des territoires, il donne un coup de main au Front National (devenu Rassemblement national depuis) pour la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle 2017.
Devenu conseiller municipal d’opposition à Miramas en 2020 à 23 ans, le jeune homme, célibataire et sans enfant, a aussi tenté de se faire élire au conseil départemental en 2021, sans succès, échouant dans le canton de Salon-de-Provence.
La dissolution surprise de l’Assemblée nationale lui offre sa première victoire électorale.
Au Palais Bourbon, le néo-député RN se verrait bien siéger à la commission du développement durable, comme son prédécesseur Jean-Marc Zulesi. Pour « reverdir les villes et suivre tout le dossier de l’étang de Berre », gigantesque zone industrielle contrainte de se renouveler et notamment de se décarboner dans le cadre de la lutte contre le changement climatique.






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