Violences policières

VIDÉO. Forte indignation après des propos racistes tenus lors d'une interpellation policière à l'Île-Saint-Denis: l'IGPN saisie

La diffusion sur Twitter d’une vidéo dans laquelle des policiers tiennent des propos racistes a provoqué dimanche la saisine de la police des polices.

SOCIÉTÉ — L’indignation est générale. Sur une vidéo (ci-dessous) diffusée dimanche après-midi sur le compte Twitter du journaliste du site “Là-bas si j’y suis” Taha Bouhafs, des policiers sont filmés après une interpellation et ont des commentaires racistes à l’endroit d’un suspect qualifié de “bicot”. La scène se passe visiblement de nuit et sur l’Ile-Saint-Denis, d’après le reporter.

“Un bicot comme ça, ça nage pas”


 
“Un bicot comme ça, ça nage pas”, entend-on. “Haha ça coule, tu aurais dû lui accrocher un boulet au pied”, est-il ajouté.
Sur d’autres images, on entend les policiers rire et des bruits sourds venant du fourgon policier où l’interpellé qui parait crier a été placé. Dans un message adressé à l’AFP, la préfecture de police a affirmé saisir l’inspection générale de la police nationale (IGPN).
“Une vidéo montrant une intervention de police à l’Ile-Saint-Denis circule sur les réseaux sociaux. Le préfet de Police va saisir l’IGPN afin de faire toute la lumière sur les circonstances dans lesquelles les policiers sont intervenus et déterminer l’identité des auteurs des propos entendus”, a indiqué la PP.
Selon cette dernière, les policiers intervenaient dans le cadre d’un vol en réunion.

“Indignation légitime” pour Beauvau

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a également réagi, affirmant que “le racisme n’a pas sa place dans la police républicaine.”


Le député LFI de la Seine-Saint-Denis, Eric Coquerel, a dénoncé une vidéo décrite comme “inacceptable”. “Je ne sais pas ce que ce dernier a fait, je sais par contre que le 17 octobre 1961 on a retrouvé sur ces mêmes berges les corps d’Algériens noyés par la police. Entendre aujourd’hui de tels propos et comportements racistes de la part de fonctionnaires de police est une honte et une grande inquiétude”, a fustigé M. Coquerel.
“Avec le maire de l’Île-Saint-Denis Mohammed Gnabally nous sommes en contact avec les autorités pour en savoir plus sur ces faits condamnables”, a-t-il ajouté dans un communiqué.

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