VIDÉO. Les opposants à la loi «Sécurité globale» défilent à Nice, Estrosi défend les policiers «héros et martyrs»

Estrosi Municipales 2020
Photo : Comité Européen des Régions

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FAITS DE SOCIÉTÉ — «Policiers, héros et martyrs. Voilà la réalité». Christian Estrosi ne se rangera pas du côté de ceux qui veulent l’abandon du projet de loi Sécurité globale. «Ceux qui défilent pour insulter nos policiers sont les mêmes que ceux qui veulent les jeter en pâture sur les réseaux sociaux» a‑t-il estimé hier, mardi 17 novembre, chez nos confrères de France Info.

«Une immense majorité de Français sont derrière leurs policiers et leurs gendarmes et veulent qu’on les protègent parce qu’ils savent que le seul moyen de garantir leur sécurité c’est qu’ils aient les moyens d’agir sans être jetés en pâture sur les réseaux sociaux» a ainsi défendu le maire de Nice.

Dans notre ville, une manifestation était organisée hier devant le Palais de Justice, à l’initiative de plusieurs collectifs de gauche, Un.i.e.s Nice et Tous Citoyens !  notamment.

Les participants avaient tous en tête l’affaire Geneviève Legay, cette femme âgée grièvement blessée après une charge policière place Garibaldi. «Ce sont les images prises par des journalistes et des citoyens qui avaient permis d’y voir plus clair» ont souligné nos confrères de France 3.

Lire > Affaire Legay : 5 points à retenir de l’incroyable enquête de Mediapart sur la police de Nice

Beaucoup craignent l’article qui sanctionne la diffusion d’images d’agents des forces de l’ordre. «Si on veut vraiment aider la police et restaurer le lien de confiance entre elle et la population, il faut de la transparence» a mis en avant David Nakache, ex-colistier de la liste de gauche ViVa! aux dernières municipales.

«Si on instaure l’opacité, si on empêche de montrer ce que font les policiers, c’est qu’il y a un doute, une défiance».

Lire > TRIBUNE. «Si les violences policières n’existent pas, pourquoi interdire de les filmer?»

Dans une tribune publiée sur Nice-Presse, Emma B., responsable d’Uni.e.s Nice, affirmait le 4 novembre dernier que «notre gouvernement, qui porte si haut l’étendard de la liberté de blasphème, est parallèlement en train de détruire la liberté d’expression, d’opinion, d’informer, et de manifester de ses citoyens.»

«Si comme le président des Républicains le dit «les violences policières n’existent pas» (Emmanuel Macron, lui, rejette ce terme), alors pourquoi interdire de les filmer?» s’était-elle interrogée.

L’article propose en effet de punir la «diffusion» d’images (mais pas leur captation) permettant d’identifier tout policier ou gendarme dans le cadre d’une opération si elle vise à «porter atteinte à son intégrité physique ou psychique». 

L’idée avait déjà été avancée par le député des Alpes-Maritimes Éric Ciotti, en juin dernier.

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