Interrogé sur la position que le droite devrait avoir face au polémiste, le maire de Nice a vivement critiqué les dernières positions du semi-​candidat à la présidentielle.

Zemmour, plus proche d'un rendez-​vous au sommet entre Pétain et Hitler que de l'appel du 18-​juin ? C'est en tout cas la vision de Christian Estrosi, invité ce matin de Jean-​Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC.

"Éric Ciotti a dit que la droite ne doit pas prendre Éric Zemmour pour cible, qu'en pensez-​vous ?" lui a-​t-​on demandé.

Malgré un sourire bonhomme, le maire de Nice avait fourbi ses armes. "Je vais être très clair sur ce sujet. Je suis attaché aux droits du sol et d'asile. Je suis attaché au droit de prénommer nos enfants comme on l'entend." Sur France 2 en septembre, le polémiste avait en effet proposé d'interdire les prénoms d'origine étrangère en France.

Christian Estrosi poursuit : "Ma dernière fille s'appelle Bianca. Mes petites-​filles s'appellent Nora et Zelda. Est-​ce que ce sont des Françaises de second rang ?"

"Est-​ce que je suis un moins bon Français que monsieur Zemmour ?"

Christian Estrosi sur BFMTV

"Et puis sincè­rement, se cacher derrière le général De Gaulle pour tenter de réhabi­liter Pétain ? Un gaulliste qui insulte les parents des enfants juifs tués (lors de l'attentat de Toulouse et Montauban en 2012, ndlr), ça n'existe pas. Un gaulliste qui dit respecter (…) les djiha­distes, ça n'existe pas."

Avant de donner le coup de grâce : "Zemmour ne peut pas être l'appel du 18-​juin. Mais plutôt l'esprit de l'entrevue de Montoire" Laquelle a jeté les bases de la colla­bo­ration française avec Adolf Hitler le 24 octobre 1940.

Un prise de position relati­vement violente, qui n'empêche pas le maire de Nice de garder dans sa majorité un fervent soutien d'Éric Zemmour en la personne de son adjoint à la Circulation Gaël Nofri.

Dans cet entretien, Christian Estrosi a également annoncé, sans grande suprise, qu'il "soutiendra sans ambiguïté" le président de la République Emmanuel Macron s'il était candidat à sa réélection.

Le député (LR) des Alpes-​Maritimes Éric Ciotti réaffirmait quant à lui hier, le 5 octobre, qu'il voterait Zemmour contre le chef de l'État dans un hypothé­tique second tour entre les deux hommes. Scénario accrédité par un nouveau sondage choc.

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