Une centaine de personnes présentées comme ultras de l’AS Rome, soupçonnées de vouloir affronter des supporteurs de l’OGC Nice, ont été arrêtées mardi soir à Nice, à la veille du match de Ligue Europa opposant les deux clubs, selon la préfecture et le parquet. Leurs gardes à vue sont prolongées.
Le procureur de Nice, Damien Martinelli, a indiqué mercredi soir que les gardes à vue avaient été prolongées pour 102 personnes, lors d’un point presse donné à la mi-temps de la rencontre remportée par l’AS Rome (2-1).
Mardi, certains supporters au visage masqué s’étaient rassemblés en deux endroits distincts du centre-ville. Lorsque les policiers se sont approchés pour procéder à des contrôles d’identité, ils ont découvert au sol des armes potentielles — bâtons, couteaux, marteaux — ainsi que des protections comme des gilets pare-balles.
L’ensemble des personnes présentes a alors été placé en garde à vue pour « participation à un groupement en vue de la préparation de violences volontaires contre les personnes » ou des biens, des faits passibles d’un an d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende, a précisé le parquet.
« On est en train d’analyser les dossiers », a expliqué M. Martinelli mercredi soir, évoquant de possibles comparutions immédiates pour une dizaine de mis en cause ainsi que de nombreuses interdictions de paraître dans le département.
Tensions à Nice : sécurité renforcée et enquête sur les débordements
Aucune violence n’a été constatée mardi soir. Mais mercredi, avant la rencontre, plusieurs centaines de supporters niçois ont couru vers des fans romains arrivant en navette sous escorte policière. Les forces de l’ordre ont bloqué leur avancée, toutefois du mobilier urbain et des véhicules ont été endommagés. Une enquête a été ouverte pour identifier les auteurs niçois de ces dégradations.
Pour prévenir tout incident, la préfecture avait mis en place un dispositif de sécurité jugé « très robuste » par le préfet Laurent Hottiaux, avec plus de 400 policiers mobilisés aux abords du stade et dans le centre-ville.
Si le préfet a refusé d’interdire le déplacement des supporters romains, comme l’avait demandé le maire Christian Estrosi (Horizon), il leur a néanmoins défendu de se présenter comme tels jusqu’à jeudi midi dans le centre-ville, près du stade, des gares et de l’aéroport.
Avec AFP






