Marie-Josée Roig, maire d’Avignon pendant plus de 18 ans, ancienne députée et brièvement ministre à deux reprises, est décédée mercredi à 86 ans, plusieurs personnalités rendant hommage à cette femme de droite.
Sa disparition a été confirmée par la maire d’Avignon actuelle, la socialiste Cécile Helle qui a salué « une femme engagée qui a su porter ses convictions tout le long de sa vie politique ».
« A une époque pourtant pas si lointaine où être une femme en politique n’allait pas toujours de soi, elle a su se hisser avec son tempérament et ses convictions à la magistrature suprême de notre Ville, gagnant à trois reprises la confiance des Avignonnaises et des Avignonnais », a ajouté Cécile Helle dans un communiqué.
« Grande tristesse d’apprendre la disparition de mon amie Marie-Josée Roig. Chiraquienne de choc (…), elle avait la culture au coeur et une empathie naturelle qui la faisait aimer de tous », a réagi sur X (ex-Twitter) Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d’Ile-de-France.
« Elle était Avignon ! Elle a transformé, développé, et tant aimé sa ville… Une femme de caractère et de cœur au service de son territoire », a écrit de son côté sur ce même réseau social Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes Côte d’Azur.
C'est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès de Marie-Josée Roig, ancienne maire d'Avignon.
— Christian Estrosi (@cestrosi) August 7, 2024
Femme de convictions et de cœur, elle a fait grandir et rayonner sa ville qu’elle chérissait tant à travers son dévouement et son travail acharnés. pic.twitter.com/xbg9Cww92X
Originaire de Perpignan (Pyrénées-Orientales), cette ancienne professeure de lettres à l’allure sage a occupé le siège de maire de la cité des papes pendant trois mandats de 1995 à 2014 et c’est sous son initiative qu’Avignon, internationalement connue pour son festival de théâtre, a obtenu en 2000 le statut de Capitale européenne de la Culture.
Une polémique sur l’emploi fictif dont elle a été accusée d’avoir fait bénéficier son fils l’avait contrainte à jeter l’éponge et cette ville avait basculé à gauche avec l’élection de Cécile Helle.
Elue trois fois députée du Vaucluse sous les étiquettes RPR puis UMP, Marie-Josée Roig fut également ministre de la Famille et de l’Enfance, puis ministre déléguée à l’Intérieur sous l’un des gouvernements menés par Jean-Pierre Raffarin en 2004-2005.





