Dans le département, la violence des jeunes serait en très forte hausse, notamment dans les établissements scolaires. À cela s’ajoute une augmentation de la présence des mineurs dans le trafic de drogues.
De plus en plus de faits violents se produisent dans les écoles des Alpes-Maritimes. C’est le bilan alarmant que l’état-major départemental de sécurité a dressé à la suite d’une réunion, ce lundi 14 octobre, au Palais des rois sardes.
« Depuis pas mal de temps, on a débloqué plusieurs plans de sécurisation des établissements avec un focus très particulier placé sur les violences au sein du milieu scolaire » détaille Hugues Moutouh, le préfet.

En 2024 par rapport à 2023, « il y a une hausse assez significative du nombre de faits« , avec notamment des atteintes aux valeurs de la république qui ont « quasiment doublé« . L’an dernier, « on était à 250 faits » contre « 450 cette année ». Il s’agit « essentiellement des atteintes à la laïcité, avec le port de vêtements religieux qui sont interdits par la loi de 2004 et rappelés par une circulaire de l’an dernier » poursuit le Préfet.
« Il ne doit pas y avoir d’impunité avec les lois de la laïcité et de la République. Lorsqu’on tolère ce qui ne peut être accepté à l’école, on forme de mauvais citoyens. Naturellement, notre objectif, c’est de préserver les valeurs communes de la République ».
« Malheureusement, on s’aperçoit que les mineurs ont des comportement de plus en plus violents ». Du côté des chiffres, de janvier à juillet 2024, « 69 signalements ont été enregistrés » dont « neuf qui concernent du harcèlement entre élèves » et « onze des violences » précise Damien Martinelli, le procureur de Nice.
Une hausse pour le moins inquiétante mais qui s’explique aussi par une vigilance accrue, avec « une information qui circule mieux ».
Jeunes impliqués dans le trafic de stupéfiants
Autre point abordé : le trafic de stupéfiants. « Il y a une intensité d’action de la part des forces de sécurité intérieure dans la lutte contre les trafics, à la fois sur la voie publique, dans des opérations en profondeur de démantèlement, mais également contre les conduites sous stupéfiants ». « On est en très forte hausse avec plus de 30% en 2024 (concernant le second, NDLR) ».
Depuis le début de l’année, « on est à plus 76% de détentions provisoires de mineurs (tout n’est pas liée au trafic de stupéfiants mais une part très importante oui) ».
« Énormément de propagande passe via les réseaux sociaux. Ça touche de plus en plus de jeunes qui sont un public fragile et vulnérable. Ils sont à la fois auteurs et victimes de violences ».
« Il faut s’attaquer à l’offre et la demande » reprend le préfet. Pour la seconde, « on est à plus 37,95% d’amendes forfaitaires délictuelles. Les consommateurs sont des quasi-complices du trafic ».





