Le député LFI Sébastien Delogu a fait l’objet de perquisitions jeudi à Marseille, après avoir lui-même signalé à la justice des soupçons de malversations. LFI dénonce une procédure inversée.
Perquisition chez le député Sébastien Delogu après un signalement à la justice : LFI dénonce une « procédure inversée »
Le domicile et la permanence parlementaire de Sébastien Delogu, député La France insoumise (LFI), ont été perquisitionnés jeudi matin à Marseille, selon une information confirmée par son entourage à l’AFP.
Ces opérations sont liées à un signalement effectué par l’élu lui-même en septembre 2023 dans le cadre de l’article 40 du code de procédure pénale. Il avait transmis à la justice des documents relatifs à des soupçons d’abus de biens sociaux au sein de l’entreprise Laser Propreté, impliquée dans un conflit social concernant le nettoyage du métro et de la gare Saint-Charles à Marseille.
Mais, selon son entourage, une personne mise en cause dans le signalement a par la suite porté plainte contre lui, l’accusant de recel de vol de documents. C’est dans ce contexte que les perquisitions ont été menées, les enquêteurs cherchant à identifier l’origine des pièces transmises.
Le parquet de Marseille n’a pas répondu dans l’immédiat aux sollicitations de l’AFP.
Une indignation dans les rangs de LFI : « Le monde à l’envers »
Sur le réseau X (ex-Twitter), plusieurs responsables de La France insoumise ont vivement critiqué la procédure. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé « le monde à l’envers » : « M. Delogu dénonce avec des documents des malversations, et c’est lui qu’on perquisitionne pour savoir d’où il les a eus ».
Manuel Bompard, député LFI de Marseille, a pour sa part qualifié la perquisition de « scandaleuse et totalement abusive ». Il a rappelé qu’une loi protège les lanceurs d’alerte en France, notamment ceux qui signalent des infractions internes aux entreprises.
Interrogé par le site Marsactu, Sébastien Delogu a réagi : « Je trouve inacceptable que la justice me perquisitionne pour un recel de documents alors que je dénonçais des faits graves ».





