Tout près de Nice, sur les hauteurs de Falicon, se dresse un petit monument bien étrange. Une pyramide pratiquement en ruine, dont la découverte remonte au XIXe siècle, et qui, aujourd’hui encore, n’aurait pas livré tous ses secrets.
Et si vous n’étiez pas obligé de vous rendre en Égypte pour contempler des pyramides ? Certes, celle visible dans les Alpes-Maritimes n’a pas la grandeur, la somptuosité ou l’éclat de ses consœurs égyptiennes, mais elle conserve elle aussi une part de mystère. Où dénicher ce petit coin merveilleux et intriguant ? À seulement quelques encablures de Nice, face au village de Falicon.
Nous sommes ici sur les pentes du fameux mont Chauve, un terrain sauvage qui veille sur ce monument, inscrit depuis le 7 août 2007 au patrimoine français. Il poursuit ainsi la tradition de Provence-Alpes-Côte d’Azur en édifices insolites, bien que l’état de celui-ci soit assez précaire.
L’entrée d’une étonnante cavité
Il n’en reste en réalité que quelques vestiges, le socle essentiellement. Il se dresse là, à 410 mètres d’altitude, recouvrant une énigmatique cavité abritant des colonies de chauves-souris. Ce qui explique son surnom, « la Ratapignata », le mot niçois pour désigner ce petit mammifère.
Outragée par le temps, la ruine interroge toujours autant car elle n’a pas répondu à toutes les questions que l’on peut se poser à propos de l’origine de sa création.
D’abord, remontons à sa découverte. C’est Domenico Rossetti, avocat italien, mais également curieux d’archéologie et écrivain à ses heures perdues, qui met la main sur cet ouvrage en mars 1803. Fasciné par son exploration, il en écrira un livre en prose et en vers l’année suivante.
Des théories parfois très farfelues à son sujet !
Mais l’explorateur s’est surtout concentré sur l’antre, n’ayant finalement pas d’énormes considérations pour la pyramide qui surmonte la cavité. Mais alors à qui dont-on cet édifice ? Plusieurs théories ont circulé à son sujet : ancien temple gallo-romain, refuge des Templiers ou encore repère pour les pestiférés de la Peste Noire…
Loin des conjectures validées aujourd’hui par les historiens et spécialistes en archéologie, la thèse la plus rependue à l’époque était celle d’un temple fondé par les Romains pour le culte de Mithra. Un postulat porté par la proximité avec la colonie romaine de Cemenelum, actuel quartier de Cimiez.
L’hypothèse officielle connue depuis 2007
Néanmoins, le site laissait libre cours à l’imaginaire, avec des spéculations parfois très farfelues, comme celle d’une porte pour des visiteurs venus de l’espace ! En 2007, l’enquête de l’Institut de préhistoire et d’archéologie Alpes Méditerranée a bouleversé les croyances. Selon les experts, elle aurait été bâtie entre 1803 et 1812 afin de marquer l’entrée de la grotte. Ce qui peut servir d’hypothèse officielle.
On sait d’ailleurs, d’après les recherches effectuées, qu’elle ne devait pas excéder les dix mètres de haut.
Même si quelques réponses viennent expliquer sa présence, le mystère reste encore épais au-dessus de ce monument, 200 ans après son élévation. En attendant, il reste accessible depuis l’aire Saint-Michel au-dessus du secteur de Gairaut par un sentier pas entièrement balisé. Il faut suivre le chemin de Châteaurenard, jusqu’à atteindre une ruine.
Là, on quitte la partie fléchée pour prendre un étroit passage sur la droite. La pyramide s’aperçoit au dernier moment. Une balade d’environ 45 minutes pour observer cette intrigante pépite maralpine.



Faut arrêter..dans deux mois elle sera détruite .tout le monde va se jetter dessus…on détruit tout elle sera détruite par ces hordes de touristes..Arrêtez de donner nos petits mieux secrets