Après deux années difficiles, le marché immobilier ancien en France a montré des signes de reprise au premier trimestre 2025, porté par la baisse des taux et des prix, mais les professionnels restent prudents.
Les prix de vente des logements anciens ont progressé de 0,5% sur un an et de 1% par rapport au trimestre précédent, selon l’indice Notaires-Insee publié mardi. C’est la première hausse annuelle depuis six trimestres de baisse consécutifs.
Le nombre de transactions s’est également redressé : 880.000 ventes ont été enregistrées sur les douze derniers mois fin mars 2025, contre 845.000 en décembre 2024. « Éclaircie et prudence », résume Elodie Frémont, présidente de la commission des statistiques immobilières des notaires du Grand Paris.
Certains professionnels craignent cependant que ce regain d’activité soit temporaire, dopé par l’anticipation des hausses des droits de mutation au 1er avril dans plusieurs départements.
Reprise contrastée selon les types de logements
Les prix des appartements ont augmenté de 0,7%, contre 0,3% pour les maisons. En Île-de-France, la hausse atteint +0,9% au premier trimestre, après neuf trimestres de baisse, mais reste négative sur un an (-0,3%).
À Paris, les prix sont stables autour de 9.500 €/m², avec une projection à 9.750 €/m² en juillet. Les écarts restent marqués : de 7.530 €/m² dans le XIXe arrondissement à 13.270 €/m² dans le VIe.
En province, les prix progressent de 1% au premier trimestre, confirmant une tendance nationale plus optimiste après deux trimestres de stabilité.
Les professionnels appellent à la prudence
« On pourrait croire et espérer que le marché est entré dans une nouvelle dynamique, mais la certitude n’est pas là », avertit Elodie Frémont, qui évoque le risque d’un retournement lié au contexte géopolitique et économique mondial.
Loïc Cantin, président de la Fnaim, estime que la reprise est avant tout le fruit de la baisse des taux décidée par la BCE depuis juillet 2024. Il parle d’un « rattrapage », pas d’un véritable renchérissement du marché.
« Les feux sont au vert mais une hirondelle ne fait pas le printemps », prévient-il, appelant à une stabilisation durable des taux pour permettre une reprise réelle du secteur.
Avec AFP



Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.