En scrutant de près les chiffres de l’INSEE, on peut en apprendre plus sur la dynamique économique de Saint-Laurent-du-Var. Chômage, catégories sociales… Tout y passe, nous offrant une photographie assez précise des dynamiques dans la commune.

Comment se porte l’économie à Saint-Laurent-du-Var ?

Pour se faire une idée de la situation de la cité voisine de Nice, l’INSEE met à disposition une ribambelle de données. Toutes les caractéristiques de la population sont prises en compte, avec une étude mise à jour le 2 septembre dernier.

Les derniers chiffres en possession de l’institut remontent à 2022, et nous apprennent par exemple que plus d’un tiers des 15 ans et plus non-scolarisés ont obtenu un certificat de l’enseignement supérieur (34,4 %), souvent un bac +2 (12,9 %). Ils ont aussi nombreux à s’être dirigés vers un CAP, BEP ou équivalent (22,4 %).

Chômage très bas

Une autre part des Laurentins aujourd’hui sortis du système scolaire s’est arrêtée au baccalauréat ou au brevet (20,5 %). On note aussi que 16,5 % d’entre eux n’ont aucun diplôme, un taux largement en baisse depuis 2011, puisqu’à l’époque, nous en recensions près d’un quart.

Et le chômage ? Comment se portait-il voilà trois ans dans la localité maralpine ? Il se monte à 7,5 %, contre 8,8 % en France à la même époque. Plutôt positif donc, sachant qu’il se maintient en comparaison à la décennie précédente (7,6 % en 2011).

Beaucoup de commerçants et d’agents des services

De l’autre côté, on remarque que les rangs des actifs entre 15 et 64 ans n’ont cessé de grossir, passant de sept personnes sur dix à 73,4 % entre 2011 et 2022. En parallèle, les retraités, les élèves, les étudiants et stagiaires non-rémunérés dans la même tranche d’âge forment environ 20 % de la démographie locale.

Dans quoi œuvrent les habitants de Saint-Laurent-du-Var ? Très majoritairement dans le commerce, les transports et les services divers (61,3 %) ou dans l’administration publique, l’enseignement, la santé et action sociale (un quart des travailleurs). La construction (9,4 %) et l’industrie (4 %) sont nettement plus en retrait.

Comme dans beaucoup d’autres villes, les agriculteurs ont tendance à « disparaître ». De 43 en 2011, leur effectif est passé à 20 en 2022. Pourtant, il avait progressé jusqu’à 80 en 2016, soit les trois quarts de la profession envolés en six ans.

Sept Laurentins sur dix travaillent ailleurs

Globalement, un travailleur Laurentin sur trois est un employé, mais ils sont également très nombreux à avoir le statut de profession intermédiaire (29 %). Cadres et ouvriers sont répartis à parts égales, à un peu plus de 14 %. Quant aux artisans, commerçants et chefs d’entreprise, ils sont environ un sur dix.

Mais si tous ces individus vivent bien dans la municipalité, ils n’y bossent pas forcément. Une grande partie – sept sur dix – se déplacent même quotidiennement pour rejoindre les bureaux de l’entreprise à Antibes, Nice ou ailleurs. Ils sont donc une minorité (30 %) à rester à Saint-Laurent-du-Var, près de leur domicile.

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Diplômé de l'EFJ, Gwendal Chabas décrypte l'actualité de proximité pour Nice-Presse depuis 2022. Expert des rubriques « Vie locale » et « Sorties », il couvre les dynamiques urbaines et culturelles de Nice et de Menton. Particulièrement investi dans le journalisme de terrain et le lien avec les lecteurs, il est signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction.

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