Au cœur du vallon de la Madeleine, une façade claire se détache des immeubles. Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus. Edifiée au XXe siècle, bien plus qu’un simple lieu de culte pour les habitants du quartier, elle est aussi le premier sanctuaire construit en France en son honneur, avant même la basilique de Lisieux.

L’église a été bâtie en souvenir du passage de Sainte-Thérèse à Nice, les 28 et 29 novembre 1887, lors du voyage qui devait la conduire à Rome. La première pierre est posée le 17 décembre 1924 et le sanctuaire devient officiellement paroisse en octobre 1940.

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© Romain Boisaubert / Nice-Presse

« C’est le premier sanctuaire dédié à Sainte-Thérèse en France, avant Lisieux » rappelle l’abbé Hervé Asparre. « Elle était déjà très populaire au XIXe siècle et l’est toujours aujourd’hui. »

Élevée en style composite mais harmonieux, l’église s’inscrit naturellement dans son environnement urbain. « Elle fait partie du paysage de Magnan. Même si elle n’est pas classée monument historique, elle appartient au patrimoine niçois et du diocèse » poursuit-il.

Une église « familiale » au cœur d’un quartier qui se transforme

Sans tableaux prestigieux ni grandes œuvres baroques, Sainte-Thérèse séduit par une autre force. « Son atmosphère » glisse l’abbé. « C’est une église chaleureuse, presque cosy. Pas une grande froide, mais un lieu familial. Les paroissiens y sont très attachés. »

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© Romain Boisaubert / Nice-Presse

Et la fréquentation le confirme. Depuis quelques années, les offices dominicaux accueillent de plus en plus de familles, et un public rajeuni, reflet de l’évolution démographique de Magnan et de la Madeleine.

« On voit arriver des jeunes couples, des familles avec enfants. Nous les baptisons, puis nous les retrouvons à la messe. L’église continue de vivre, et c’est une grande joie. »

Funérailles, messes dominicales et vie paroissiale

Si l’édifice a conservé son aspect d’origine, une rénovation extérieure a été menée il y a quatre ans, financée par le diocèse, la paroisse et la Ville. « La façade et les bas-côtés ont été restaurés. C’était nécessaire pour préserver le lieu. »

À l’intérieur, l’église reste sobre. Quelques vitraux colorés, une nef dépouillée, un chœur lumineux, tout repose sur la simplicité et le recueillement.

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© Romain Boisaubert / Nice-Presse

Sainte-Thérèse accueille les funérailles en semaine et les messes le week-end. Ces rendez-vous rythment la vie du sanctuaire et contribuent à son rôle de repère spirituel dans un quartier populaire et en plein renouvellement. « Ce lieu raconte une histoire, mais surtout, il continue d’en écrire. Sainte-Thérèse demeure un point d’ancrage pour beaucoup d’habitants, et c’est précieux. »

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Né à Nice et diplômé de l'EDJ Nice, Romain Boisaubert couvre l'actualité des Alpes-Maritimes depuis 2014. Après avoir fondé la rubrique « Nos Quartiers » pour Nice-Presse, il dirige Menton-Presse depuis 2026. Expert de la vie locale, de la politique et du patrimoine azuréen, il est présent quotidiennement sur le terrain, de Menton à la Riviera. Engagé pour un journalisme responsable, il est signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction.

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